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Von : MOz | Montag, 21. Juni 2010 um 13:36
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Damien973
Damien973
Proute dit :
viking dit :
Proute dit :Je triche, parce que ce n'est pas au cinéma que je l'ai vu, mais dans mon salon.

Il s'agit d'Okja, un film d'un réalisateur sud-coréen.

J'avais vu il y a deux ans la BA au cinéma, et étais persuadée que c'était un film pour les enfants, donc c'est ce à quoi je m'attendais, et je l'ai regardé parce qu'il ne me restait plus que ça sur mon disque des films à voir (je l'avais pris pour mes enfants qui n'étaient pas intéressés du tout).

Eh bien quelle surprise ! Le film est complètement décalé, tout le monde ou presque y est complètement barré, les traits caractérisant les motivations de chacun étant grossis tant au premier degré que ça en fait un second degré très fort.

Le scénario est très simple, puisque le film est résumé sur le wikipédia anglophone en une petite trentaine de lignes sans qu'il n'y manque rien.

Attention, la suite de mon petit laïus vous divulgâchera quelques surprises.

C'est en fait un film sur le problème de la surpopulation et l'un des moyens imaginés pour nourrir tous ces carnistes envahissant la planète (oui, nous, l'humanité). Une petite fille éleveuse d'un seul animal, mais considérée néanmoins comme telle, est au centre de l'histoire, ce qui donne l'impression au premier degré qu'il y a des méchants et des gentils, mais pas du tout, il n'y a en fait ni méchant ni gentil (de toute façon ils sont tous complètement barrés), simplement des gens avec leurs motivations différentes les uns des autres.

Le film dénonce quand même le spécisme, les ratages découlant des expériences sur le vivant (même si là ils sont exposés de façon très naïve, car dans la réalité les choses ne sont pas si évidentes), l'insémination forcée, l'absence totale de connexion avec le vivant (les scènes dans le labo, notamment), la propagande via la publicité et des actions fortes qui éclipsent la réalité, l'élevage de masse, le stockage des bêtes avant abattage et l'abattage (très soft par rapport à une certaine réalité que l'on peut facilement connaître aujourd'hui) avec la chaîne de transformation qui en découle. Et la façon dont le réalisateur nous rappelle, dans ce cadre, que les espèces non humaines ont aussi leur sensibilité et leurs intérêts à vivre.

Sous tant de naïveté, le film peut faire réfléchir sur tous ces sujets à condition de quitter ses œillères voire se sortir la tête du sable pour les plus autruchiens.

Quant à moi, j'ai adoré.

Du coup, si je puis me permettre, et si tu ne connais pas les autres films de Bong Joon-Ho, je ne peux que t'encourager à les voir (Okja est plutôt mineur à mes yeux par rapport à SnowPiercer et The Host, mais surtout ces deux chef-d'oeuvre que sont Mother et Memories of Murder). C'est, malheureusement, plus difficile à trouver (à part peut-être Snowpiercer, qui était même sur Netflix à une époque - et qui est, lui aussi, d'une merveilleuse fausse simplicité)

En effet, je ne les connais pas puisque c'est avec ce film que j'ai découvert le réalisateur. Et donc un coup de cœur.

Merci pour tes conseils, je vais essayer de me les procurer.

The Host est cité comme un "monster movie", ce qui à priori ne m'attire pas forcément ; tu peux m'en dire plus sans trop divulgâcher (ce que je crains de faire toute seule si je vais lire des informations à son sujet) ?

Il me semble que The Host est également sur Netflix (si cela peut aider)!

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lug
lug
Memories Of Muder est , je trouve un petit joyau , malgré un sujet assez dur , il y a quelques scènes d une poésie incroyable , saupoudré de moment sur réaliste.Tout de la photo , au montage sert un récit fort et marquant 
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viking
viking
Proute dit :
viking dit :
Proute dit :Je triche, parce que ce n'est pas au cinéma que je l'ai vu, mais dans mon salon.

Il s'agit d'Okja, un film d'un réalisateur sud-coréen.

J'avais vu il y a deux ans la BA au cinéma, et étais persuadée que c'était un film pour les enfants, donc c'est ce à quoi je m'attendais, et je l'ai regardé parce qu'il ne me restait plus que ça sur mon disque des films à voir (je l'avais pris pour mes enfants qui n'étaient pas intéressés du tout).

Eh bien quelle surprise ! Le film est complètement décalé, tout le monde ou presque y est complètement barré, les traits caractérisant les motivations de chacun étant grossis tant au premier degré que ça en fait un second degré très fort.

Le scénario est très simple, puisque le film est résumé sur le wikipédia anglophone en une petite trentaine de lignes sans qu'il n'y manque rien.

Attention, la suite de mon petit laïus vous divulgâchera quelques surprises.

C'est en fait un film sur le problème de la surpopulation et l'un des moyens imaginés pour nourrir tous ces carnistes envahissant la planète (oui, nous, l'humanité). Une petite fille éleveuse d'un seul animal, mais considérée néanmoins comme telle, est au centre de l'histoire, ce qui donne l'impression au premier degré qu'il y a des méchants et des gentils, mais pas du tout, il n'y a en fait ni méchant ni gentil (de toute façon ils sont tous complètement barrés), simplement des gens avec leurs motivations différentes les uns des autres.

Le film dénonce quand même le spécisme, les ratages découlant des expériences sur le vivant (même si là ils sont exposés de façon très naïve, car dans la réalité les choses ne sont pas si évidentes), l'insémination forcée, l'absence totale de connexion avec le vivant (les scènes dans le labo, notamment), la propagande via la publicité et des actions fortes qui éclipsent la réalité, l'élevage de masse, le stockage des bêtes avant abattage et l'abattage (très soft par rapport à une certaine réalité que l'on peut facilement connaître aujourd'hui) avec la chaîne de transformation qui en découle. Et la façon dont le réalisateur nous rappelle, dans ce cadre, que les espèces non humaines ont aussi leur sensibilité et leurs intérêts à vivre.

Sous tant de naïveté, le film peut faire réfléchir sur tous ces sujets à condition de quitter ses œillères voire se sortir la tête du sable pour les plus autruchiens.

Quant à moi, j'ai adoré.

Du coup, si je puis me permettre, et si tu ne connais pas les autres films de Bong Joon-Ho, je ne peux que t'encourager à les voir (Okja est plutôt mineur à mes yeux par rapport à SnowPiercer et The Host, mais surtout ces deux chef-d'oeuvre que sont Mother et Memories of Murder). C'est, malheureusement, plus difficile à trouver (à part peut-être Snowpiercer, qui était même sur Netflix à une époque - et qui est, lui aussi, d'une merveilleuse fausse simplicité)

En effet, je ne les connais pas puisque c'est avec ce film que j'ai découvert le réalisateur. Et donc un coup de cœur.

Merci pour tes conseils, je vais essayer de me les procurer.

The Host est cité comme un "monster movie", ce qui à priori ne m'attire pas forcément ; tu peux m'en dire plus sans trop divulgâcher (ce que je crains de faire toute seule si je vais lire des informations à son sujet) ?

The Host est un film de monstres qui ne ressemble à aucun autre, qui manie les ruptures de ton de manière impressionnante : la créature est à la fois burlesque et effrayante et il jongle avec ça de manière hyper intéressante.

Mais c'est surtout un très beau film sur la famille, avec cette manière toujours de commencer par nous dépeindre des personnages ridicules (ici une famille de losers), pour nous faire peu à peu épouser leur point de vue, jusqu'à ce qu'on soit finalement complètement impliqués et attachés à eux. C'est la même trajectoire dans Memories of Murder : un duo de flics (l'un, des campagnes, violent et bourrin, l'autre, flic des villes, condescendant) qui part de la caricature pour faire rire pour finalement accoucher d'une tragédie poignante...

Accessoirement il y a un peu de satire politique : dès qu'on fait comme disent les américains, dans le film, ça finit mal!

Chakado
Chakado
Ah oui, ah oui !
Personnellement je n'ai pas vu Snowpiercer ni Okja, mais je dirais que The Host est justement un film de monstre à voir surtout si on n'aime pas les films de monstre ! Ça ne ressemble vraiment à rien d'autre dans le style. Ça ne cherche pas être réellement spectaculaire (les effets spéciaux de la créature sont plutôt risibles), même s'il y a de beaux moments de tensions. C'est surtout ce funambulisme constant entre comédie parodique, suspense et portrait de famille qui marche très très bien et qui surprend vraiment.

Et Memories of Murder, oh là là quel chef-d'oeuvre. Mais pour le coup ça n'est vraiment pas marrant.
galadriel
galadriel
Memories of Murder est vraiment très bon...
essayez MAN ON HIGH HEELS dans le registre polar venu de l'ORIENT...
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Mr le Néophyte
Mr le Néophyte
Chakado dit
Et Memories of Murder, oh là là quel chef-d'oeuvre. Mais pour le coup ça n'est vraiment pas marrant.

+1, et je dirais la même chose pour Mother, excepté que pour le coup, il arrive à être marrant.

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viking
viking
Ben c'est très drôle aussi Memories of Murder, c'est même burlesque : 

https://youtu.be/v4seDVfgwOg?t=66

Mais vous l'avez oublié parce que le flim vire au tragique
Mr le Néophyte
Mr le Néophyte
Pour continuer sur Maître Bong, vu son dernier bébé "Parasite" hier soir.
Un très bon film malgré un sujet assez bancal (l'intrusion dans la vie de gens "pas pareils"), traité avec son humour particulier et son bon goût pour l'absurde.
Excellement bien filmé et joué, comme d'habitude, et toujours pas de misérabilisme dans sa vision des laissés pour compte de la "nouvelle" Corée du Sud. 
Pour autant, je le mettrais un cran en dessous de Memories et Mother, peut-être parce qu'après une première moitié tendue et très intriguante, j'ai trouvé plutôt prévisible la suite des événements. Et aussi parce qu'il faut bien chipoter, des fois.
 
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galadriel
galadriel
vu DARK PHOENIX
en bonne fan de l a première heure des X men (j'ai toujours strange N°1) , je l'ai trouvé bien sympa, même si c'est un reboot d'un film X-men...
bon, il est moins pourri !!!
maintenant j'attends d'aller voir TOLKIEN avec impatience
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madcollector
madcollector
galadriel dit :(j'ai toujours strange N°1)

Respect cool

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galadriel
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madcollector dit :
galadriel dit :(j'ai toujours strange N°1)

Respect cool

c'est l'avantage de l'âge...

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viking
viking
Mr le Néophyte dit :Pour continuer sur Maître Bong, vu son dernier bébé "Parasite" hier soir.
Un très bon film malgré un sujet assez bancal (l'intrusion dans la vie de gens "pas pareils"), traité avec son humour particulier et son bon goût pour l'absurde.
Excellement bien filmé et joué, comme d'habitude, et toujours pas de misérabilisme dans sa vision des laissés pour compte de la "nouvelle" Corée du Sud. 
Pour autant, je le mettrais un cran en dessous de Memories et Mother, peut-être parce qu'après une première moitié tendue et très intriguante, j'ai trouvé plutôt prévisible la suite des événements. Et aussi parce qu'il faut bien chipoter, des fois.
 

Ouaip, super film mais j'ai aussi tendance à préférer la triplette Memories of Murder, Mother voire The Host... Enfin c'est quand-même vraiment excellent

MasterZao
MasterZao
Vu Toy story 4 en famille ce dimanche, je l'ai trouvé excellent : de l'action, des moments d'émotions, on rigole, bref, un bon Pixar… et qui arrive à faire évoluer ses personnages de manière cohérente.
C'est rare de voir une franchise qui arrive à tenir la distance, et ça mérite d'être souligné !


Allez petit bémol histoire de dire : le coup du jouet fabriqué/recyclé à partir de déchets était vraiment une bonne idée, ouvrant sur un thème on ne peut plus d'actualité, mais j'ai trouvé que finalement c'était juste un prétexte pour lancer les péripéties. Dommage, ça aurait pu être un peu plus creusé que ça.

(Edit : Alors oui, il y a bien aussi la poupée Gabi Gabi dans son magasin ou les jouets perdus qui sont aussi dans le thème, mais c'est juste par rapport à Fourchette que j'ai surtout "tiqué", je trouve qu'il s'efface un peu trop vite dans la narration)
 
bachibouzouk
bachibouzouk
Vu Toys strory 4, et franchement bof.
Autant j’adore le thème magique de ces jouets qui s’animent en dehors de la présence des adultes (un peu comme dans Calvin et Hobbes, avec le tigre qui s’anime dans l’imaginaire de son enfant), autant là c’est à mon sens le film de trop.
J’aimais l’évolution d’Andy, l’attachement réciproque avec ses jouets, puis le recul, la mise en placard, le fait que les jouets acceptent leur destinées, mais dans Toys strory 4, les humains n’ont plus d’existence ou peu; les jouets pourraient etre remplacés par des hamsters ou des schtroumpfs ça serait pareil.

Pas un mauvais film en soit mais pas indispensable à mon sens.
(c’est juste pour émettre un avis contradictoire et non pas lancer une polimique avec l’avis précédent).
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Potrick
Potrick
viking dit :
Mr le Néophyte dit :Pour continuer sur Maître Bong, vu son dernier bébé "Parasite" hier soir.
Un très bon film malgré un sujet assez bancal (l'intrusion dans la vie de gens "pas pareils"), traité avec son humour particulier et son bon goût pour l'absurde.
Excellement bien filmé et joué, comme d'habitude, et toujours pas de misérabilisme dans sa vision des laissés pour compte de la "nouvelle" Corée du Sud. 
Pour autant, je le mettrais un cran en dessous de Memories et Mother, peut-être parce qu'après une première moitié tendue et très intriguante, j'ai trouvé plutôt prévisible la suite des événements. Et aussi parce qu'il faut bien chipoter, des fois.
 

Ouaip, super film mais j'ai aussi tendance à préférer la triplette Memories of Murder, Mother voire The Host... Enfin c'est quand-même vraiment excellent

Déçu pour ma part...
Je trouve le film très prévisible dans sa première partie.
Je n'aime pas trop les jeux de massacre.
Sur un sujet voisin, je préfère de beaucoup UNE AFFAIRE DE FAMILLE, beaucoup plus empathique.

wink

Mr le Néophyte
Mr le Néophyte
Potrick dit :
viking dit :
Mr le Néophyte dit :Pour continuer sur Maître Bong, vu son dernier bébé "Parasite" hier soir.
Un très bon film malgré un sujet assez bancal (l'intrusion dans la vie de gens "pas pareils"), traité avec son humour particulier et son bon goût pour l'absurde.
Excellement bien filmé et joué, comme d'habitude, et toujours pas de misérabilisme dans sa vision des laissés pour compte de la "nouvelle" Corée du Sud. 
Pour autant, je le mettrais un cran en dessous de Memories et Mother, peut-être parce qu'après une première moitié tendue et très intriguante, j'ai trouvé plutôt prévisible la suite des événements. Et aussi parce qu'il faut bien chipoter, des fois.
 

Ouaip, super film mais j'ai aussi tendance à préférer la triplette Memories of Murder, Mother voire The Host... Enfin c'est quand-même vraiment excellent

Déçu pour ma part...
Je trouve le film très prévisible dans sa première partie.
Je n'aime pas trop les jeux de massacre.
Sur un sujet voisin, je préfère de beaucoup UNE AFFAIRE DE FAMILLE, beaucoup plus empathique.

wink

J'ai un peu de mal à comparer les deux, Parasite part largement plus du côté du burlesque qu'une Une affaire de famille, qui se veut beaucoup plus  réaliste.
En effet, c'est un très beau film, et je l'ai peut-être bien préféré à Parasite également.

(ouais mais Burning quand même...)

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Chakado
Chakado
Midsommar

Bon, je ne sais pas trop quoi en penser, mais c'était intéressant en tout cas.
Je n'avais pas trop apprécié Hereditary, qui malgré de beaux moments d'étrangeté, m'avait laissé un sentiment global de vide et de vanité.
Il y a quand même davantage de choses à manger dans Midsommar. Même si ça reste encore beaucoup un film de metteur en scène un peu trop complaisant avec ses effets (mais des fois ça marche drôlement bien, que ce soit les plans zénithaux, ou le tourbillon de la scène de danse).
Mais l'ambiance est assez réussie, avec ces paysages trop beaux et ces adeptes trop immaculés pour être honnêtes. Le malaise est bien présent dès le début, car comme les protagonistes, on ne sait comment réagir à tous ces rituels sophistiqués : doit-on trouver ça touchant, noble, ridicule ? D'autant plus quand on est dans le rôle du touriste américain avec ses gros sabots qui essaie de ne pas juger... Cela donne lieu à des scènes assez drôles (en particulier la réjouissante inversion des rôles, quand c'est un anthropologue noir qui étudie les moeurs bizarres de cette communauté bien blanche et bien blonde).
C'est ce qui empêche les moments les plus bizarres de sombrer dans le ridicule : les scènes grand-guignol ou un peu over-the-top sont de toute façon contrebalancées par le malaise ressenti, né du décalage entre le ridicule de la situation et le sérieux que les personnages y mettent. Ça crée vraiment un sentiment très particulier, qui est propre au film.
Mais surtout, c'est le cheminement intérieur de l'héroïne, le propos sur le deuil et la rupture, qui font que le film se démarque vraiment et l'empêche d'être une pâle copie de The Wicker Man. L'actrice principale fait un boulot génial ; elle n'est pas à sa place, ni chez les Suédois, ni dans le groupe de touristes. Son isolement, son évolution et sa renaissance finale sont la principale raison de voir Midsommar.
On pardonnera du coup les redondances (2h30 c'est un peu long pour ce que le film a à raconter) et les effets de style un peu trop voyants.