fred henry
fred henry
La concurrence est clairement devenue terrible et force les éditeurs à trouver de nouveaux modèles. Les joueurs ont changé, les boutiques ont changé et les éditeurs changent. Il suffit d observer l'évolution du rayonnage et du public des boutiques depuis 20 ans (du Jdr à Dooble).
Chni
Chni
Tu as oublié de préciser que l'eau ça mouille et que le soleil il chauffe :p :p :p
fred henry
fred henry
Ben je le précise pcq pas mal de monde refuse de voir que les choses e ont changé et avec les fonctions des différents acteurs.
Atalia-jeux
Atalia-jeux
Fred, c'est sur, les jeux se vendent bien et continueront de se vendre. Ceux qui peuvent s'adapter au marché survivent, pas les autres. Le problème c'est que les boutiques indépendantes risquent de disparaître s'elles doivent "dealer" avec des géants qui profitent de leur position de force pour appliquer des conditions commerciales dures à encaisser... Certes, tes gros succès continueront de se vendre partout, même en grande distribution. Sans boutiques, sans leurs conseils, je crois qu'on arriverait à ce qui s'est passé dans le monde du jeu vidéo à ne voir principalement que des extensions ou des reprises de jeux déjà publiés et grand public. Les éditeurs de jeux de geek trouverons leur public sur internet (par KS principalement).
J'aime les boutiques, le contact humain avec des vendeurs généralement adorables, je veux pas les voire disparaître, alors je trouve que cet article, entre les lignes, c'est une espèce de mise en garde que c'est à eux de s'adapter en cherchant des solutions alternatives et ne pas se limiter à vendre les blockbuster que tout le monde demande. Le jour où les gens croiront qu'ils peuvent se passer des boutiques pour choisir un jeu, elles disparaîtront encore plus vite car on peut trouver les jeux moins chers sur internet. En accompagnant les clients, en leur faisant découvrir des nouveautés "alternatives", elle les fidéliseront et survivront.
Djinn42
Djinn42
Le jeu vidéo a pris un tournant en 2004 avec la sortie de Half Life 2. Son éditeur, Valve Software, a sorti en même temps une plate-forme de distribution de ses jeux, passage obligé à l'installation. Cette plate-forme, Steam, est devenue un mastodonte de la distribution des jeux de son propre catalogue comme de ce lui d'autres éditeurs. Et maintenant de jeux indépendants, de jeux en version beta, voire alpha.
Certains éditeurs ont fait pareil de leur côté avec un wagon ou deux de retard et sont plus limités dans leur offre.
D'autres sites sont ensuite venus se greffer comme Humble Bundle, essentiellement des jeux confidentiels, indépendants ou ayant moyennement marché et au milieu quelques gros jeux. Les acheteurs donnent ce qu'ils veulent, une partie allant à des associations caritatives.
Il y a beaucoup à apprendre de l'évolution de la distribution dans le jeu vidéo mais beaucoup de bémols à apporter.

Avec l'évolution des modes de distribution c'est le marché lui-même qui a évolué. On a vu un éditeur prendre le quasi monopole du secteur pendant des années, se faisant rogner un tout petit peu des parts depuis. La dématérialisation aidant, les intermédiaires disparaissent, la gestion du stock est inexistante et les chiffres de vente gardés secrets avec beaucoup de facilité. Énormes marges, chiffres cachés, contrôle total de la distribution du producteur au consommateur. Le joueur s'y retrouve à la fin avec des jeux vite devenus obsolète. Un jeu sorti à 60 € peut se retrouver à -75% seulement quelques semaines plus tard si les ventes ne sont pas bonnes ou qi un autre jeu lui vole la vedette. Ce qui cache une crise grave des acteurs en amont. De gros studios ont perdu énormément, donnant plus de place à de petits studios indépendants. Ils représentent une part très importante des ventes en volume et dans les jeux les mieux notés ils sont de plus en plus présents. Ils peuvent se permettre des prises de risque plus importante.

Les gros studios ayant la responsabilité de plusieurs dizaines de personnes avec des budgets importants sont freinés par la prise de risque d'une mauvaise vente. Les actionnaires ont aussi un rôle là-dedans dans les grandes structures. Mais la vie d'indépendant ne semble pas rose, ça ressemble plus à l'amour du beau jeu plus qu'à un business model pour essayer de faire fortune.

Transposer ça dans le jeu de société semble compliqué. Le jeu reste physique, ne tombe pas en désuétude aussi vite, n'engage pas les mêmes équipes ni les mêmes sommes. Et ne pourra pas avant longtemps se passer de boutiques (grosses ou petites). Il y a encore de la place pour les conseils avisés des boutiques. Pourvu que les éditeurs n'aient pas le ventre trop gros en essayant de regrouper en une seule entité la production, la distribution et la vente.

Steam n'est pas un bon exemple au final car s'il a permit de voir apparaître des jeux moins mainstream qu'avant, c'est au prix d'un sacrifice important de beaucoup de studios. Sans parler de l'inflation des jeux, et donc des mauvais jeux. Le joueur devenant consommateur avec tout ce que ce mot a de plus mauvais.

Dans le jeu de société on a encore un lien fort avec le matériel, les illustrations et donc les illustrateurs, les gens qui éditent et ceux qui créent. On sait, si on le veut, qui est derrière tel projet. Et on peut les rencontrer, échanger sur salon et sur internet.

Ca reste très humain. Kickstarter aura un impact c'est certain, mais rien de diabolique encore. D'une certaine manière il démocratise les jeux à 80 € et plus sans qu'on sourcille plus que ça. C'est ce qu'à permit Conan d'après moi. En plus d'être un bon jeu, il me semble qu'il a démocratisé les grosses boîtes dans cette gamme de prix.
eldarh
eldarh
Je suis un peu surpris par ce texte qui ressemble à un appel à l'aide.
Pour fréquenter plusieurs boutiques de jeux, de type un peu différent (en gros "gamer" et "famille"), les clients font déjà cette démarche de demander un jeu spécifique. Et souvent c'est plutôt "on en a plus" que "j'en ai pas commandé". Pour le moment j'ai une exception, c'est pour le jeu Bubblee Pop que j'ai recommandé à une petite boutique spécialisé "enfant et famille" (et qui pour le coup a un nombre de référence très limités hors "enfants") et dont le jeu me paraissait pouvoir rencontrer un certain succès auprès de sa clientèle.
ehanuise
ehanuise
Ces exceptions vont se multiplier, du moins je le pense :-)
Purple Brain
Purple Brain
Histoire de mettre tout le monde d'accord, je pense qu'il y a un peu des deux : le marché se rétrécit et les boutiques doivent faire des choix alors que, paradoxalement, il y a de plus en plus de jeux. Cependant, un très bon jeu aura toujours plus de chance de percer, quelque soit la taille du distributeur / éditeur.
Alors certes, on sent tout le poids des grosses machines mais un petit éditeur peut encore s'en sortir s'il se défonce. Après, il y a ceux qui considèrent l'édition comme un hobby.
ehanuise
ehanuise
Tu as l'effet 'tiers de remise' Asmodée quand même, ou une fois qu'un détaillant a pris toutes les références obligatoires pour obtenir un niveau de remise donné, il ne lui reste plus beaucoup de cash à répartir pour le reste.
Matthieu.CIP
Matthieu.CIP
Prenons l'exemple de l'excellent KINGDOMINO par exemple. De mon point de vue parce que le jeu a le bon mix (auteur communicant, cible inter-générationnelle, principe mécanique connu mais innovant dans son approche), il aurait pu être vendu par à peu près n'importe qui comme distributeur et aurait été un succès. Le souci c'est que le goulot est très étroit et que seuls quelques jeux arrivent chaque année à être sous les feux de la rampe. A nous de nous remettre en cause plutôt que de demander à nos clients de faire le boulot. Ils achètent nos jeux, c'est déjà pas si mal...
ehanuise
ehanuise
Tu n'as pas compris mon propos: Ce que je dis en substance c'est que pour un jeu comme kingdomino il y en a 30 autres sur le marché, qui s'adressent à un public plus restreint. ca ne veut pas dire qu'ils sont moins bon ou meilleurs ou plus ou moins méritants, ils s'addressent à des publics différents.
Et pour ces jeux là, le joueur doit savoir que s'il ne les demande pas à son détaillant, il ne les rentrera très probablement pas.
De la même manière que ton libraire propose un assortiment de magazines, et si tu aimes particulièrement la philatélie ou le mécanique, il ne rentrera le ou les magazines dédiés que si tu lui en fais la demande.
ehanuise
ehanuise
(Et des jeux de la qualité et du niveau de Kingdomino, il n'en sort pas 10 par an ;-) )
Bis Minami
Bis Minami
Kingdomino est certainement excellent mais en effet je suis d accord avec ehanuise. Pour ma part en 2016 j ai découvert Isle of Skye que j ai apprécié, j ai aussi trouvé 4 Gods et en "vieux" jeu Gaïa. Qui dit plus de jeux ne dit pas que problème de capacité de stock. Il dit aussi problème de capacité de temps pour les joueurs. En 2016 j ai donc eu déjà des bons jeux de tuiles et l envie d acquérir Kingdomino ne nous disait rien pour mon groupe de jeu.
ehanuise
ehanuise
Justement, ce n'est plus suffisant ! Un jeu excellent, bien publié et vendu au bon prix peut maintenant passer sous le radar. Alors oui, il finira par se retrouver en boutiques, mais seulement après que les joueurs aient eu l'occasion d'y jouer et d'en parler, et de le demander à leur boutique. Et vu la prolifération de titres d'une part, et la pression sur les détaillants pour rentrer tout le catalogue d'un distributeur d'autre part, plus rien n'est garanti ni automatique !
Matthieu.CIP
Matthieu.CIP
Je pense que le problème est pris à l'envers dans cet article. Il faut d'abord faire des bons jeux et ceux-ci se retrouveront dans les boutiques et ce, quelque soit leur mode de distribution.
Chni
Chni
Je voudrais bien connaitre la définition d'un "bon jeu"...
Matthieu.CIP
Matthieu.CIP
Pour moi "un bon jeu" c'est un jeu qui trouve son public.
Chni
Chni
Et du coup, pour trouver son public, le jeu ne doit-il pas déjà être en boutique ? C'est un peu le serpent qui se mord la queue non ?
eldarh
eldarh
On trouve même des mauvais jeux en boutique, c'est dire ! :)
Immyr
Immyr
Heuuu pas d'accord. avec le propos de base.... Il m'est arrivé de demander un jeu en boutique. Y a pas !
OK, je commande....ha non, comprenez que ça nous revient un peu cher (on préfére un max de jeux franco de port donc on doit commander "beaucoup" sans certitude de vendre) et puis, ha non, lui il est auto-distribué (encore pire, impossible de l'avoir en boutique de ville)
ehanuise
ehanuise
Certains détaillants gèrent mieux que d'autre les commandes. C'est évidemment un facteur de différentiation... Et nous allons aussi vers une évolution du marché ou les différents canaux (boutique/distrib, détaillants web, vente directe sur le site éditeur, kickstarter, ...) vont devenir plus complémentaires les uns des autres suivant le jeu et le joueur qui veut se le procurer, alors que beaucoup les perçoivent encore comme canaux concurrents les uns des autres.