harveyfox
harveyfox

il n'y a pas surproduction de jeux, de films, de livres, ... de culture il y a surconsommation de certains.

Si l'on a pas le temps de jouer, de regarder tous les films, de livres tous les livres, on se contente d'essayer de trouver le meilleur (pour les jeux merci trictrac) et de se faire plaisir avec ce que l'on a.

dcdp
dcdp

@harveyfox Non, c'est pas vrai. Je ne surconsomme rien du tout... Bon c'est vrai que si je prenait une marguerite, je devrais tomber sur l'avant-dernier pétale. ^^

jean francois
jean francois

@harveyfox il n'y auras jamais trop de surproduction de culture!!!

harveyfox
harveyfox

@Erreur404

il est de bon ton de dire que 'c'était mieux avant', de lier obligatoirement la réussite à la médiocrité ou de dire que le commercial n'est pas bon pour le créatif.

Mais tout cela n'est pas vrai, 'il y a eu de grand chanteur ou acteur avant alors que maintenant ils sont justes bons', 'il y a eu des créatifs exceptionnel avant et des 'andouilles' maintenant', 'aucun film actuel ne dépasse ceux d'avant'. non ca n'etait pas mieux avant c'était différent.

Dans le monde ludique ca n'etait pas mieux avant dans les années 80/90, les sorties de jeux etait peu nombreuses et de qualité discutable, l'image que donnait le jeu de société était celle qu'on encore certaines personnes: le jeu de plateau c'est pour les enfants. aujourd'hui tout change.

la nouveautée permets de dynamiser le secteur, de montrer qu'il y a encore des choses a créer ou de remoderniser certains jeux, de plus ,personne n'est obligé d'acheter la nouveautée.

Il y a eu sans doute plus d'innovation dans le secteur des jeux de plateau dans ces 15 dernieres années qu'il n'y en a eu depuis que ce hobby c'est démocratisé. Il y a eu des jeux innovants, des mécaniques repensées, mélangé avec d'autres pour plus de profondeur. dire qu'il n'y a pas eu d'évolution dans le jeu de société, c'est resté à penser que notre voiture actuel est en fait la meme que celle qu'on conduite nos parents (une 2cv ???) c'est oublié qu'elles sont plus confortable, plus puissante, plus securisé, avec plus d'option, ..., elles n'ont plus rien a voire avec ce que l'on avait il y a longtemps, et le jeu de plateau c'est pareil. Tout est comme avant mais ca n'est pas comme avant c'est largement mieux.

alors un message a tous les editeurs sortez des jeux, faites du kickstarter, sortez de la nouveautées, relooker des bon ancetres (vivement 'for sale' : merci iello), plus il y en aura plus on aura le choix et meme si a terme je serais frustré car je ne pourrai pas avoir tous les jeux ou limiterai le nombres de parties que je ferai sur un meme jeu, j'aurai plus de choix et ca c'est bien.

Si un jeu comme dobble se vends je ne vois pas trop le probleme, ceux qui aime achete, ceux qui n'aime pas passe leur tour. ca n'est pas un mauvais jeu, cela ne plait pas à certains c'est tout. c'est comme dire que les films populaires sont nuls (louis de funes, belmondo, ...), si ils ne plaisent pas a certains il suffit de zapper. l. Si dobble se vends cela permets aussi a l'editeur de financer des projets plus discret, de prendre plus de risque, ou de sortir d'autres nouveautées par l'investissement. Qu'un jeu soit populaire cela permets de faire connaitre le secteur de le 'popularisé' et c'est très bien, vive dobble.

jean francois
jean francois

@harveyfox n achetent ils pas cela par manque de bon choix?

Ary Le Rouge
Ary Le Rouge

Pour le formatage des masses je suis pas tout à fait d'accord. Certains sont peut-être plus ou moins formatés pour un ou plusieurs types de jeu. Mais généralement dans les masses loin du formatage c'est tout simplement l'ignorance de l'existence de ces jeux de société dit "modernes". Si je ne regarde que des films de western et des comédies, je vais peut-être plus difficilement découvrir de la SF si on ne m'en a jamais montré. Après je rejoins Stefou sur le degré de curiosité des individus, mais qui au vu des milliards de données qui sont produites chaque jour, ont malheureusement tendance à se créer des bulles d'informations et a très peu s'en écarter.

Partant de ce postulat on peut se demander s'il y suproduction ludique ou si finalement c'est que les masses sont encore dans leurs bulles d'informations et ignorent l'existence de jeu dit moderne ou le plus souvent l'assimile à un jeu classique lorsqu'il se trouve en grandes surfaces. Même si le cliché se réduit, le jeu de société reste encore dans certaine mentalité, une activité pour les enfants ou "pour les longs dimanches pluvieux d'hiver" comme le disais Mops dans un de ses articles. Et le lieu commun des fêtes de Noël c'est souvent les grandes surfaces ou magasins de jeux jouets les plus connus car c'est ce que les parents connaissent le plus.

Pour nuancer ce propos, je dirais que certains joueurs depuis au moins 10 ou 20 ans font découvrir l'expérience ludique à leurs progénitures et cela continue de progresser. Il y a également une multiplication des festivals ludiques et du secteur associatif ainsi que des magasins spécialisés. Tout ces acteurs contribuent finalement à démocratiser ce loisir et à faire découvrir aux masses la diversité ludiques. De plus avec la "crise", etc, le jeu de société devient un loisir peu cher en comparaison d'autres loisirs. Tout ceci pour dire que le secteur du jeu de société à encore de beaux jours. Surtout en France qui depuis quelques années devient une terre ludique de premier ordre, à la croisé des chemins puisque qu'on évolue dans toues les cultures ludiques, de l'améritrash aux cubes en bois, en passant par le minimalisme japonais. Et l'arrivé de KS en France semble être un bon signe.

Sinon concernant les éditeurs, oui ils sont importants car c'est grâce à leurs communications, présences dans le paysage ludique que les jeux écoulent au moins leur premier tirage en général. Et que finalement si le jeu est bon, c'est la com qui va déterminer son succès.

Je m'en vais démocratiser le secteur ludique auprès des masses, et tenter un jeu améritrasher kubipousseur minimaliste ! :p

jean francois
jean francois

@Ary Le Rouge bon ou mauvais article,une bonne pub fait tjr vendre; c'est le commerce et un commerçant recherche l'argent!

JbdeGozuZone
JbdeGozuZone

Hello !

Merci à tous pour ces commentaires, c'est super intéressant !

Quelques bafouilles ou points de vue pour apporter un complément à certains points de vos commentaires.

@AFJ-13 - Survie et développement des petits éditeurs, risque face aux nombreux développements de jeux.

Plusieurs phénomènes, d'abord une professionnalisation des Frenchy et du secteur qui font que la réussite d'une sortie devient de plus en plus "probable", pas certaine, certes. Un Time stories aura-t-il du succès? Sans doute plus qu'un nouveau sur la scène qui découvre la communication, les contraintes de production, ce qui plaît à tel ou tel type de joueur...Kickstarter me permet de rassembler une partie de la trésorerie et de la concentrer lors du lancement . Il faut prendre en compte les sommes dépensées en amont par un Cool Mini Or not pour réussir le kickstarter, ainsi que les efforts de communication. A quand le kickstarter pour financer un kickstarter? ^^ Les réseaux sociaux et les médias permettent de se faire connaître, à moindre coût.

et là une question, comment pouvait-on faire avant?

Avec tous ces outils, un petit éditeur qui sera allé cherché ses joueurs avec les dents sur les salons a donc la possibilité de se lancer, de gagner une visibilité, justement sans être écrasé par les gros. C'est ensuite sa professionnalisation (ici capacité d'exécution), la chance, et... que sais-je encore qui lui permettront de se faire un nom et une place.

Stefou et Ary le Rouge / Eins

Le "formatage" des jeux, vision d'un jeu "pur"

Je pense que le terme de formatage est trop fort, parce que ça sous-entend que la personne qui joue en face est elle-aussi formatée. Donc il y aurait des gens éclairés, esthètes, qui voudraient amener les "vrais jeux" à la lumière auprès des masses, qui restent coincées sur leur big mac? Attention, je ne dis pas que c'est ce que vous pensez, mais je crois que certains joueurs pensent cela, en revanche.

Pour jouer à Dobble, et à d'autres jeux FFG, je pense que certains jeux, comme le dit Ary, se prêtent à des usages, des contextes.

Le joueur ne se dit pas j'ai besoin d'un jeu formaté, mais j'ai besoin d'un jeu de tel nombre de joueurs, de tant de minutes environ, pour tel contexte de jeu (plein air, intérieur), tel univers graphique (enfants? Science-fiction) pour tel type de parties (associatif, compétitif, amis ne jouant pas aux jeux en général). Ces choix sont influencés par l'éditeur, qui a intérêt à ce que le jeu soit joué par le plus grand nombre de personnes...ou pas.

Par exemple, d'un autre côté, qui reprochera à FFG de faire un Imperial Assault avec un matériel de folie, un univers sous licence Star Wars? Le prix de la boîte de base, sa taille, les règles et scénarios limitent déjà la présence du jeu dans les grandes chaînes (on peut toujours être surpris cela dit).

De ce point de vue-là, Imperial Assault est autant "formaté" pour le core gamer que Dobble pour le joueur occasionnel.

Le meilleur résultat, qu'on atteindra peut-être en France bientôt, c'est quand un Allemand vous explique qu'il n'est pas un vrai joueur de jeux de société mais qu'il connaît et joue à plus d'une quinzaine de références autre que le Monopoly...

En d'autres termes, j'émets l'hypothèse (sans être tout à fait sûr, mais j'ose penser que ça vaut pour plein d'autres jeux) que Dobble est un jeu créativement issu du hasard et sorti de l'esprit d'un auteur, mais corrigé par petites touches par son éditeur, ce qui a permis le décollage du jeu. En d'autres termes, le "génie créatif" a été encadré et corrigé par un travail...qui mérite salaire ou qui nécessite, pour continuer, salaire.

Stefou747
Stefou747

@MrJ

Oui, je pense que nous sommes tous formatés mais effectivement à des degrés différents. Cela peut paraître "élitiste" de dire cela mais on voit bien que certaines personnes passent toute leur vie à ne manger que de la M... à ne regarder que de la M..., à ne lire que de la M... et tout cela sans se poser de questions, alors que d'autre sont plus curieuses et indépendantes d'esprit ;-)

Erreur404
Erreur404

Je suis assez d'accord avec AJF-43.

Vu le nombre exponentiel de sorties de nouveaux, je fais le parallèle avec la musique et le cinéma.

Dans les années 60 par exemple, le nombre de disques sortis annuellement était moins important que le nombre de disques sortis mensuellement aujourd’hui. A un moment, il était donc possible d'écouter la quasi totalité de la production d'une année écoulée, ce qui est humainement impossible aujourd'hui.

Chacun vogue donc vers ce qui, à priori, lui plait le mieux. Il devient donc de plus en plus difficile de partager un socle commun avec un autre groupe de personnes. L’émulation s’estompe car l’effort pour rentrer dans le cercle de l’autre est trop important.

Ainsi la profusion de jeu est peut-être la mort des jeux qui ont une courbe de progression un peu raide et qui nécessite des niveaux de joueurs homogènes aux dépens de jeux vite appris, vite joués, vite jetés.

Il ne reste alors que les vieux classiques repackagés de temps en temps versus un flux ininterrompu de nouveautés, dont on a du mal à distinguer les différences entre elles, et qui laisse peu de temps pour se retourner sur les "anciennes nouveautés". Ainsi le socle commun s’effrite, la culture ludique se délaye et s’étiole.

Toute la question étant au final de trouver l’optimum entre la qualité et la quantité. Il me semble en train d'être dépassé.

IELLO
IELLO

@Erreur404 Si le secteur du jeu peut avoir le même sort que celui du cinéma ou de la musique ces 50 dernières années, je pense qu'on sera tous heureux ! Je n'ai pas l'impression qu'il y ait moins de bons films ou de bons morceaux aujourd'hui qu'à l'époque… ;)

Question subsidiaire : les cinéphiles, les mélomanes et les passionnés de littérature trouvent-ils qu'il y a "surproduction" de films, d'albums ou de livres car ils n'ont pas le temps de tous les voir, les écouter ou les lire ?
Et si oui, pensez-vous, d'un point de vue extérieur et objectif, qu'ils ont raison ?

-- M.

eins
eins

Heu... il ya des histoires d'offre et de demande dans cet article. Hors il me semble que les éditeurs proposent et que le public Dispose... Il n'y a pas de public qui dit : je veux telle mécanique de jeu avec tel univers et on gagne en faisant ceci ou cela (Même sur KS, les éditeurs proposent et les pledgeurs partagent leurs idées ensuite, ils )...
Le souci n'est pas d'engoncer le marché avec des quantités astronomiques de jeux mais d'avoir trop de choix (et quel problème pour le consommateur [ironique]). Le public n'est pas pris à la gorge, le seul danger est au niveau des éditeurs qui ne doivent pas se casser la Göle en perdant des sous.

Ary Le Rouge
Ary Le Rouge

Quand je vois la "la bonne paye" et le monopoly je me dis finalement que c'est plus ou moins le même principe de base : tourner autour d'un plateau avec un pion en lançant un dé afin de gagner le plus d'argent.

Pour rejoindre ce que disais Stefou sur le formatage, un jeu même un peu plus stratégique ou complexe mais dont le principe ou le thème serait assez proche de jeu super connu aurait-il aujourd'hui des chances de marcher ? Si monopoly et autres sont encore vendus c'est bien comme le dit l'article pour un public qui en connaît déjà les fondements, et qui souvent ne connaît que peux l'existence des magasins spécialisés.

En revanche c'est sûr dobble à plus de chance de marcher aujourd'hui qu'un Panamax. Il a une durée de partie courte, il est peu cher, il est petit, peux se jouer nombreux mais passe à 2, aucun texte sur les cartes, donc ça aide à la diffusion. Et en plus il passe les 3 plus gros filtres : L'exportation à l'étranger, une bonne stratégie de communication et des retours positifs des joueurs, et autres sites. Après à voir ce qu'on attends d'un jeu également.

A propos de la création d'un jeu, même s'il vient d'abord par envie, frustration, absence d'un jeu, etc, et même sans se dire je vais vendre des millions de boîtes, la question du public cible est importante, je trouve. Ca permet déjà d'éviter de faire tester son jeu à un public non-adéquat (même s'il peut plaire le commentaire sur un jeu de kubenbois sera un peu biaisé par l'améritrasheur). Ensuite ça permet de s'adresser aux sociétés d'édition qui correspondent le mieux au jeu. Dans une logique d'édition bien entendu. Parfois on créé juste des jeux pour s'amuser et ils se retrouvent édité, j'ai du voir un ou deux témoignages du genre sur Tric Trac.

Je rejoins dcdp sur l'appoint que peuvent faire les boutiques avec une asso ludique déjà implanté ou plusieurs (une de fig, une de cartes), etc...d'ailleurs je crois que si les boutiques marchent c'est parce que l'offre est varié, elle garde parfois quelques classiques, elle vend du JCC, de la figurines, du petit jeu familial aux gros jeux. Après étant en asso, nous sommes dans une logique de partenariat avec la boutique de notre ville et c'est vrai qu'on a eu des retours d'évènements positifs. Le point noir des boutiques suivant l'évolution actuelle du marché c'est le Kickstarter. Je dirais qu'il est bien pour lancer des petits jeux pas sûr d'être financé ou des boîtes d'édition très récentes et les magasins le comprennent généralement. Là, où la pilule à plus de mal à passer je pense c'est pour des kickstarter lancé par de grosses sociétés déjà bien implanté ou des kickstarters dont le financement était déjà assuré à la base.

Sinon pour ce qui est des habitudes de consommation, avant j'achetais plus des gros jeux mais j'ai évolué vers des petits jeux car le surnombre me pousse justement à avoir des jeux plus cours pour diversifier les parties. Les petits jeux ou jeux de taille moyenne que ce soit aussi en durée qu'en taille se sont d'ailleurs beaucoup améliorés au fil du temps. Je rentabilise plus facilement un welcome to the dungeon et un lord of scotland qui sont en plus moins cher qu'un civilisation de 4h que je vais sortir une fois tous les 4 mois.

@AJF-43 Les solutions alternatives sont les sites comme BoardgameArena pour tester ou jouer en ligne. Si tu as des festivals à coté de chez toi même 1 ou 2 week-end par an, ça permet d'en tester un certain nombre également. Et je sais plus qui a évoqué OVS sinon qui commence à se démocratiser pour les joueurs.

cyberba
cyberba

Le supermarché existe pour les produits de bases et pas pour vendre des produits spécialisés pour connaisseurs.

AJF-43
AJF-43

La surproduction de mon point de vue de joueur, elle concerne le nombre de jeux différents édités, à plusieurs titres:

- je n'ai pas l'argent pour tous les acheter. Et à la campagne, les clubs ne sont pas suffisamment développés pour avoir des joueurs qui achètent une grande variété de jeux, ce qui permettrait de nombreux tests ; de plus, avec la télévision, les jeux vidéos, le manque de transport, difficile de recruter. Heureux, vous qui habitez la ville...

- je n'ai pas le temps pour tous y jouer régulièrement. Combien ai-je de boites de bons jeux que je n'ai ouvertes que quatre-cinq fois (pensée émue pour mon Constantinopolis...) ? Trop.

- nous n'avons pas la place matérielle de stockage. Combien d'entre nous vendent sur le forum pour libérer des espaces sur leurs étagères ? Pas mal, il me semble.

Jusqu'ici, c'est frustrant, mais je gère (mais c'est frustrant).

Là où je suis inquiet, c'est pour les petits éditeurs de petits mais néanmoins bons jeux. Pourront-ils durer et faire leur métier ? D'un autre côté, je vois bien que certains petits deviennent moyens, sans être écrasés par les gros. Il y a visiblement un renouvellement qui se fait, et même plus. C'est assez paradoxal pour quelqu'un d'extérieur au business.

Quant à l'article sur les baleines, les orques et les dauphins, je n'y ai rien compris (mais j'aime beaucoup les cétacés et je souhaite qu'on libère ceux du Marineland). Et ne touchez pas aux bébés phoques !!!!