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Batavia est sur les étals

Batavia est sur les étals

Deux fois par an, en moyenne, apparaît une grosse boîte chez Queen Games. Présenté à Nuremberg, "Batavia" vient enfin d'apparaître sur les étals. Encore une fois, il s'agit d'une réédition d'un jeu publié en 2002 par Jumbo : "Moderne Zeiten", après "Eketorp" et "Jenseits von Theben" en 2007.

Dans "Batavia", vous ne vous battez pas à coup de salades mais vous cherchez à prendre le contrôle de compagnies maritimes qui commercent sur tout le pourtour de l'océan indien. 35 tuiles Echoppe forment un parcours sur lequel il n'est possible que d'avancer.

La première information que comporte une tuile est le drapeau d'une compagnie commerciale. Pour arriver sur cette tuile et la prendre, il faut être le joueur avec le plus de bateaux de la dite compagnie. Au début de chaque tour de jeu, un lot de cartes Bateau arborant le pavillon des différentes compagnies est mis aux enchères. Les lettres de change dépensées ne retournent pas à la banque mais sont distribuées entre les autres joueurs, ce qui permet de maintenir un équilibre constant durant la partie. A son tour, le joueur peut choisir de piocher des cartes ou d'en jouer. S'il choisit cette dernière option, il doit absolument être en mesure de prendre le contrôle d'une compagnie. Il pourra alors déplacer son commerçant sur la première tuile Echoppe battant le pavillon coïncidant.

La deuxième information que comporte une tuile Echoppe est le type de marchandise qu'on peut s'y procurer. Sept ressources sont disponibles: poivre, muscade, soie... En prenant une tuile Echoppe, un joueur stocke la ressource concernée en posant une caisse à sa couleur sur le comptoir approprié figurant sur le plateau de jeu.

L'objectif est bien entendu d'être le plus riche à la fin de la partie. L'or s'acquiert principalement de deux façons : en revendant des lots de tuiles Echoppe au moment de leur obtention et en étant majoritaire sur les différents comptoirs de marchandises à la fin de la partie. Il y a des sources de revenus annexes comme celui qui a le plus de lettres de change ou pour ceux qui contrôlent des compagnies.

Il y a un mécanisme supplémentaire qui rééquilibre la partie au fur et à mesure de son déroulement : les pirates. Plus il y a de bateaux en circulation, plus il y a de chances que des pirates attaquent. Et en ce cas, ils s'en prennent à la plus grosse compagnie en détruisant tous les bateaux. Une sorte de bouton "reset".

"Batavia" est d'abord une course. Un joueur peut choisir d'accélérer la fin de partie en ne prenant le contrôle que d'une compagnie ce qui permet d'avancer plus vite le long du parcours. Il faut en même temps calculer si on est en mesure d'arriver sur une tuile dont la marchandise l'intéresse. L'échange des tuiles Echoppe contre de l'or demande aussi un peu de calcul car les règles imposent quelques contraintes. Enfin, la gestion des pirates est aussi un élément clé vers la victoire.

La matériel, vu à Nuremberg et dont les photos sont sur la fiche du jeu, est très agréable. Le plateau est signé Michael Menzel, la référence actuelle sur le marché allemand. Le placement semi-aléatoire des tuiles renouvelle le jeu d'une partie sur l'autre, un peu à la manière de "L'année du dragon". C'est le principal changement par rapport à "Moderne Zeiten" où le plateau était fixe. A noter que la traduction des règles s'est bien améliorée chez Queen Games, qu'elle est parfaitement compréhensible et ne laisse pas de points dans l'ombre, après une première lecture.


Pour télécharger les règles en français : cliquez ici.


"Batavia"
un jeu de Dan Glimne et Grzegorz Rejchtman
pour 3 à 5 joueurs
édité par Queen Games
disponible dès maintenant

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Kommentare (2)

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Canard
Canard

Comme dirait Michel de Youpi Matin, un brin d'humour ne fait jamais de mal. Et je ne mâche pas mes mots... Désolé

jester
jester

Un jeu qui s'appelle Batavia et où on ne trouve même pas de salade dans les marchandises... pas question de dépenser un radis pour ce jeu !