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BLACKWOOD De l'exploration à la forêt mystérieuse, l'histoire de sa création.

BLACKWOOD  De l'exploration à la forêt mystérieuse, l'histoire de sa création.

 

 

 

 

 

Bon allez, je me lance...  On me suggère de raconter l'histoire de mon jeu... Ce n'est pas raconter une histoire qui me gène, mais le fait que ce soit "mon" jeu... J'espère rester humble en tout cas et j'espère que ces quelques lignes plairont à Runes Editions, mon éditeur et plus précisément Rémi Gruber, le grand gourou, que j’apprécie beaucoup.

Voyons... par où commencer ?

Tout d'abord sur le fait que l'on me dise "Mais tu es un auteur de jeu"... Là déjà, je mets un bémol... Bruno Cathala  est un auteur de jeu, Roberto Fraga, Bruno Faidutti, ou encore Stephan Feld le sont. Moi, je dirais plus modestement que je suis l'auteur "d'un" jeu (enfin deux pour être plus juste). Vous saisissez la nuance ?  Personnellement, je trouve que je n'ai aucune leçon à donner et encore moins me la ramener, face à de véritables auteurs.

En réalité, mon dada, c'est l'écriture sur le jeu de société plutôt que la création de jeux. Alors je vais vous raconter l'histoire de BLACKWOOD.

Je pourrais vous faire un truc sympa. Vous dire que je suis allé dans un pays éloigné et lors d'une balade, je me suis perdu dans un endroit mystérieux et magique. Un endroit inconnu où se trouve une forêt étrange, où de nombreuses sorcières y ont élu domicile. Et que c'est de là qu'est venu l'inspiration de BlackWood. Mais ce serait qu'un ramassis de mensonges.

En fait, aussi étonnant que cela puisse paraître, BlackWood existe uniquement par ma passion d'écrire... Oh non ! Pas de romans, ni de nouvelles (Quoiqu'un jour), mais juste quelques articles. En réalité, je voulais parler des créateurs de jeu. Je me souviens d'un reportage au festival d'Essen, où quelqu'un avait dit "Je serais bien incapable de partir de la feuille blanche" et je me disais que ce devait être toute une aventure de créer un jeu. Bref, j'avais envie d'en parler.

Pour cela, je pouvais interroger des personnes, mais la meilleure façon d'en parler, c'était aussi de tenter l'aventure soi-même, même sans aboutir, juste pour ajouter une touche personnelle de "vécu" à mon article.

J'avais bien quelques idées "créatives". Ma première idée provenait d'un jeu expert que j'aime beaucoup, à savoir Tzolk'in, le calendrier Maya. Si vous n'y avez jamais joué, le jeu consiste à placer des ouvriers sur différentes roues d'engrenages qui tournent toutes d'un cran à chaque tour. Ces ouvriers se déplacent alors de manière synchrone devant des actions possibles, on calcule alors pour les combiner entre elles et gagner des ressources pour réussir des objectifs.

Je pensais alors que ce serait pas mal d'en avoir une sorte de version "carte", plus simple.

La seconde inspiration vient des joueurs eux même. On a beau dire que c'est classique, mais les joueurs ont souvent besoin de s'évader, de vivre des aventures. Il suffit de voir les succès de certains jeux comme Robinson Crusoé,  Time Stories ou encore Mystérium, et bientôt le 7ème continent, qui nous font vivre des aventures, des voyages, de l'intrigue...

Bref, pour moi, le bon vieux thème de l'aventurier, c'était une valeur sûre. C'est ainsi qu'est né l'idée des "Explorateurs", première version de BlackWood et surtout la mécanique principale. En effet, les roues de Tzolk'in étaient remplacées par des cartes qui glissaient en avant et qu'on réalimentait par l'arrière pour créer une sorte de tapis roulant infini, tout comme une roue pourrait tourner. Ainsi, dans les explorateurs, les joueurs doivent poser des aventuriers (Ouvriers) sur des cartes pour acheter des équipements (Ressources) afin de réaliser des expéditions (Objectifs) qui, elles même, donnent de l'argent, mais aussi des points de victoire. On ajoute une notion d'objets à collectionner et hop, le tour était joué ! Ni une, ni deux, je créé alors rapidement la première version du jeu.

 

 

Et ça marchait plutôt bien, mais ça manquait d'un peu de fun... J'ai alors ajouté des cartes que l'on pouvait acheter pour ennuyer ses adversaires, en inversant des meeples, en leur dérobant des cartes d'équipement et autres petites vacheries. C'était rude, mais le fun était là.  Le jeu ayant un flux tendu niveau argent, j'avais aussi ajouté quelques cartes qui donnaient des pièces au lieu des équipements.

Quelques tests ici et là, à la maison avec la famille, en association puis lors d'un Off du festival de Reims. Ça tourne pas trop mal...  il est grand temps d'aller plus loin, car n'oublions pas, tout cela avait pour but d'oser rejoindre le monde des auteurs.

"Euh...non, jamais j'oserais", Me dis-je...

Et puis, me baladant de festival en festival, je me suis rappelé de Ludix, proche de Clermont Ferrand, et que là bas, je pourrais montrer "les explorateurs" de manière plus discrète. Un  petit festival avec que des prototypes, voilà ce qu'il me fallait...

J'ai alors rédigé une règle, et fabriqué une boite illustrée. Je ne suis pas super doué, mais ça restait correct et montrable. C'est parti mon kiki !

 

 

 

 

 

Arrivé sur place, super accueil, j'inspecte rapidement les lieux, la veille du jour J... Et là, bon sang, je vois plein de têtes connues et un jury issu du gratin ludique !  Gloups... Trop tard, je serais ridicule, mais je ne peux pas faire demi-tour. Face à moi, des créateurs qui ont déjà sorti des jeux, et parmi les juges, Hervé Rigal (Shakespeare), Mathilde de Gigamic, Cédric de Ludonaute, M. Bernard de Super Meeple... Ouais, rien que ça !

Bon, je garde mon calme, après tout je suis là pour ça. Et puis les journées se passent super bien. Des personnes réservent ma table, certains reviennent et sont même déçus quand je range le jeu en soirée. Mais surtout, après le premier jour, alors que je traînaillais le soir sur le Off, Cédric me balance : "Toi, on voudrait refaire une partie demain !"...

Incrédule, je regarde Nicholas Bodart qui m'avait d'ailleurs donné un ou deux conseils sur la manière de présenter les "Explorateurs"... Et il me dit texto "Ne crains rien, c'est plutôt bon pour toi"... Oui, je flippe à fond plutôt !

 

 

Et bien pour moi, ce le sera (bon). Je n'ai pas reçu le prix... J'avoue que j'aurais bien eu peur d'être appelé pour monter sur scène. MAIS !  j'ai été qualifié dans les finalistes. Désormais, j'avais eu ce petit frisson indescriptible que doivent ressentir les auteurs lorsqu'ils sentent que leur jeu plait au public.

 

 

Bien entendu, j'en ai profité pour essayer d'en tirer quelques conseils des pros, durant le pot à la fin du festival. Je voulais savoir ce qui avait coincé...

Clairement, on m'a fait comprendre que je m'engageais sur une nouvelle route et que l'arrivée ne serait pas aussi proche que cela, bref il fallait bosser le jeu. Et aussi que mon thème d'aventuriers, bin, c'est naze ! (Pan dans les dents, m'en fous, un jour, j'aurais un jeu avec des aventuriers, na !)

En revanche, devant moi, s'ouvrait un immense espoir et surtout un immense désert !

Bon sang, mais qu'est ce que j'allais faire maintenant ? Bon d'abord le thème... Ok... Pas d'aventuriers, soit ! Mais je voulais un truc qui soit connu quand même ! Alors je me suis rabattu sur le nom de mon blog (Le grimoire de l'Alchimiste) et tiens, pourquoi pas des alchimistes !  Alors les "explorateurs" est devenu "Les grimoires". Nouvelle impression, nouveau test, tout le monde préfère ce thème... Ouf!

Cette fois, on joue le rôle d'alchimistes et on envoie des apprentis chercher des ingrédients en forêt, puis on fait des potions au lieu des expéditions. Enfin, il n'y aura plus de collections d'objets, mais des collections de potions de couleur différentes... Le jeu change peu.

 

Les cartes "forêt" de BlackWood font leur apparition, au lieu des cartes "équipement"

 

Les cartes de potions de BlackWood apparaissent aussi 

 

On me dit alors, pourquoi pas des druides ? ...Ah mais oui ! Et comme j'ai gardé des cartes de sorts vaches à balancer sur ses adversaires (Inversion de meeples, cartes volées), je me suis lancé dans l'univers délirant des gaulois, style un peu Astérix. Et hop, en route pour une troisième version à la "Astérix" ! Uniquement testée en local avec mes amis des associations voisines...

Cette fois, les alchimistes deviennent des druides et je crée des sorts de plus en plus délirants. J'en avais même un, la catapulte romaine où il fallait balancer un jeton pour ramasser une carte... Je sais, c'est n'importe quoi, mais lorsque j'entends chez certains auteurs, la façon dont ils ont déliré sur leur création, je ne suis pas le seul...

 

Quelques sorts délirants apparaissent, mais ne seront pas conservés (On les achète 1,2 ou 3 sesterces, selon leur force)

 

Ensuite, j'ai eu droit aussi à "C'est bien, mais il faudrait le rendre plus expert, avec du cube en bois..."

Alors, je rajoute une couche plus stratégique. Cette fois les potions donnent des cubes que l'on peut échanger sur un marché et qui servent, par combinaison de couleurs, à créer des sorts. Bien entendu, qui dit plus expert, dit éliminer tous les trucs délirants que j'avais ajouté. Cette fois, je décide de revenir au thème des Druides et laisse tomber le côté "Asterix". Ce sera d'ailleurs son nouveau nom de baptême... "Les druides".

Je fais alors plusieurs essais, et retravaille surtout l'obtention des sorts. Cette fois, on ne les achète plus. Les apprentis partent toujours en forêt pour avoir des ingrédients, puis pour fabriquer des potions. Ces potions sont des marmites remplies (représentées par des cubes qu'il faut  dépenser pour créer des sorts, chaque sort étant utilisable qu'une seule fois). C'est ici qu’apparaît l'utilisation des potions pour fabriquer les sorts, que l'on retrouve dans BlackWood.

 

Les potions génèrent des cubes.    

Essai avec un plateau individuel par joueur

 

Après quelques tests, le plateau individuel est remplacé par un plateau commun où les joueurs pourront investir de la potion (sous forme de cubes) pour faire des sorts et du commerce pour changer les couleurs. Les points de victoire seront alors basés sur les cubes encore en possession.

 

C'est finalement cette version que je décide de présenter au Off de Cannes. C'est d'ailleurs là que Rémi de Runes Editions vient rejoindre ma table et me donner son avis...

Résultat : "C'est bien mais long et les sorts sont trop punitifs". J’enchaîne alors avec la même version au Off d’Épinal, mais même remarque, le jeu est trop complexe !

 

 

Je décide alors de faire demi-tour, de supprimer les cubes en bois et laisser les sorts à l'achat par des pièces, comme c'était au départ. On revient alors sur quelque chose de plus simple.

Mais il manquait quelque chose... A force d'écouter des conseils, je m'éparpillais... Bref je séchais et on me faisait tourner en rond. Je rate même une démo à Paris Est Ludique auprès d'un de ceux qui m'avait le plus encouragé à Ludix... J'ai alors eu envie de tout plaquer ! Et c'est ce que je vais faire pendant quelques semaines...

Fini les "druides", je ne pouvais plus le voir ! Faut dire qu'à force d'écouter des avis, on peut partir dans n'importe quelle direction. Alors, je prends du recul, incapable de revenir sur le jeu pour le moment tellement je l'ai tourné et retourné, changé, testé... Bref , c'était l'indigestion !

 

Un des essais foireux.... où il fallait combiner des cartes. C'est pas le pire... Je cherchais déjà des combinaisons à partir des potions réalisées

 

 

Et celle là, où il fallait tuer des monstres avec des sorts créés avec les potions.... cela remplaçait les sorts... Version complètement nulle, mais l'idée de faire des sorts à partir des potions m'est passé sous le nez

 

Quelques semaines passent, le jeu dort dans sa boite en carton. Je pars ensuite me reposer en vacances. Là bas, pas d'associations, pas d'internet, je décide de reprendre ma boite de "les druides". On ne sait jamais... Je serais au calme, sans devoir écouter des conseils qui me déroutent, seul à réfléchir...

Je le travaille alors tous les jours, avec de nouvelles idées et la famille pour tester. Des fois, on fait deux tours et on se dit "Non, c'est nul"... Et puis le déclic. Je reviens sur l'idée d'utiliser les potions pour fabriquer les sorts, qui avaient disparu un moment. Mais cette fois, je simplifie en faisant des associations de couleur de potion au lieu d'achat à l'aide de cubes . J'avais trouvé l'idée plutôt bonne lors de ma version "Kubenbois".

Cette fois, on retourne des cartes de potions pour dire qu'on les a utilisées pour créer un sort. Il faudra deux couleurs différentes pour avoir le sort, en plus d'un paiement. Et le sort  pourra être utilisé plus d'une fois. Simple, mais ça marche !

Je supprime également les cartes forêts où l'on trouvait des pièces, toujours pour simplifier et être cohérent dans le thème. Mais cette fois, on peut revendre une partie de sa potion pour avoir de l'argent, mais on ne pourra plus faire de sorts puisque la carte potion sera retournée. Le jeu devient plus stratégique, puisqu'il y aura un dilemme entre le coût et la puissance des sorts, et combinatoire car les ingrédients jouent sur les potions, les potions sur les sorts et les sorts sur les ingrédients et potions. Désormais, le jeu permet de faire de belles combos !

Les tests tournent très bien, mais on peut encore se retrouver bloquer, sans un sou, si on a trop dépensé. J'hésite à remettre des cartes forêts qui donnent de l'argent, mais il faut parfois attendre longtemps pour en voir une arriver en jeu, et on n'est pas à l'abri de se la voir soufflée par un adversaire. C'est enfin là qu'arrive la dernière idée, celle d'aller mendier... On peut alors avoir de l'argent à tout moment au lieu d'attendre ! Bien entendu, cela enlèvera des points de victoire.

La version de BlackWood venait de naître  ! Bon...on s’énerve pas ! Le nom était devenu "Sorcellerie".

Je relance alors au moins 50 parties de tests, jour après jour, un peu partout, et cette fois, il tourne bien et plait aux joueurs. Aucune remarque, et même des joueurs qui veulent rejouer... 

 

 

Bien entendu, je ne vous évoque pas aussi toutes les journées passées pour équilibrer les potions pour chaque couleur  et ingrédients, et les rendre accessibles à créer... mais pas trop. Le jeu est prêt pour être de nouveau montré aux éditeurs...

 

La carte potion retournée ... Soit pour fabriquer un sort, soit pour avoir un peu d'argent (selon le sens)

 

Et ce sera le soir, la veille du festival de Bruxelles que je le montrerais de nouveau. Sur une table, à l'hôtel, ce sera de nouveau Rémi Gruber, le premier éditeur à revenir sur cette version. Je me souviendrais toujours de sa phrase : "Tu as supprimé tout ce que je n'aimais pas dans la version de Cannes, il tourne bien maintenant !". Il repartira alors avec le prototype dans sa besace...  hallelujah !

Quelques jours passent, et il me contacte pour me dire qu'il prend le projet... La suite ? La voici !

 

Un grand moment, la signature de mon premier jeu à "Orléans Joue"

Le jeu sera signé lors du festival "Orléans Joue". Désormais mon jeu se trouve entre les mains d'un éditeur, Runes éditions. il faut dire que Rémi est le type le plus cool que je connaisse et j'avais très envie de signer avec lui...

Franchement, moi, je ne regrette rien... Lui, peut être, mais il ne me l'a pas encore dit ;)

La complicité s'instaure entre nous pour développer l'édition du jeu. J'ai confiance en Rémi, car je sens qu'il a envie d'en faire quelque chose de super bien. On commence alors par vérifier les petits équilibrages du jeu, mais cela ira très vite car on ne voit pas grand chose à changer. Il y a aura seulement une ou deux cartes de potions à revoir.

De son côté, il enchaîne les parties toujours avec de bons retours. On choisira ensemble le nom du jeu, le nom des personnages du jeu et l'illustrateur. Rémi créé un véritable univers autour du jeu, un subtil mélange entre les légendes celtiques et Harry Potter. C'est vraiment le pied !

Bref, Rémi fait un super travail, je ne regrette pas du tout de lui avoir confié mon "Bébé". Plus qu'un éditeur, c'est un parrain ludique et une personne formidable.  

 

BlackWood aura mis plus de deux ans entre le moment où je découpais les premières cartes et celui où je tiendrais une "vraie" boite en main à PEL 2017.

Avec BlackWood, j'ai appris qu'un jeu, c'était du travail, de bons moments et parfois des moins bons, mais c'est une explosion de sensations. Je pense qu'il me reste encore plein de choses à découvrir, comme vivre sa sortie publique, avoir des avis positifs, mais aussi surement des négatifs...

J'aurais appris un peu plus sur l'expérience d'auteur.  J'aurais surtout appris que c'est un vaste monde à explorer et que finalement, écrire un article sur le monde des auteurs risque de devenir une mission impossible, tant les expériences, les rencontres, les aléas sont variés. En fait, le monde de la création est très difficile à décrire. 

"L'aventure" n'est plus dans le jeu, mais je suis en train de la vivre et de la découvrir encore. Une aventure que je dois aussi à mes proches, mes amis et tous les joueurs qui ont contribué à la création du jeu...

TAPIMOKET

 

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Le saviez vous ? Après un sondage sur la communauté des Ludistes Francophones (FaceBook) où nous cherchions un nom pour le jeu, on a finalement choisi "BlackWood", non pas pour faire les malins en Allemagne, mais parce que Rémi possède un titre de Lord en Ecosse, notamment des terres de BlackWood. Si, si, je vous jure que c'est vrai !

 

Le saviez-vous ? On a longtemps cherché un nom pour le magicien qui vend les sorts au sorcières. Un jour, j'ai dit à Remi, qui me faisait un tas de proposition, "Et pourquoi pas Tapimoket" ... Je plaisantais bien sûr, mais lui, il l'a pris au sérieux. Mon pseudo apparaît désormais dans le jeu avec un clin d’œil caricatural (avec quelques kilos de moins, merci)

 

Le saviez-vous ? On a hésité entre deux illustrateurs... Mais c'est cette image, ci-dessus, qui a conduit mon choix. On y retrouve bien déjà l'univers de BlackWood. Depuis, Alödha (l'illustrateur), et moi entretenons de nombreuses conversations via le net... Mais on se croisera la première fois à Paris Est Ludique 2017. J'ai hâte de le voir. C'est un véritable artiste qui a su mettre non seulement le jeu en valeur, mais aussi créer, avec Rémi, un univers. Il n'est pas rare que le public stoppe devant une table de BlackWood, uniquement pour le contempler.

 

 

Le saviez-vous ? Le premier testeur en association de BlackWood (version les "explorateurs") sera également le dernier à faire la relecture des règles du jeu. Mais Arnaud (Pas de photos, sinon il va râler), c'est aussi l'un des rédacteurs de Ravage. Enfin, le traducteur de BlackWood pour la version Anglaise, c'est ni plus, ni moins que Barry Doublet, blogueur et aussi compositeur de la musique du jeu "7ème Continent" . C'est aussi un ami personnel.

 

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Les jeux dont on parle dans cet article

Kommentare (26)

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Nicholas
Nicholas
Dans la recherche d'un jeu à éditer, à développer, on rencontre des projets coeurs, des projets qui font envies, ... mais aussi des regrets.
BlackWood restera pour moi un regret. Un regret que le jeu n'a pas plus à l'équipe, et donc nous n'avons pas été plus loin.

Merci à Runes Edition pour ce très beau travail.
Et à Philippe, pour notre amitié ...
mumut
mumut
Merci pour ce très bel article.
On ne se rend pas compte de tout l'investissement que demande l'élaboration d'un jeu et tu décris ceci parfaitement. On sent la passion dans ton récit.
Tu m'as bien donné envie d'essayer BlackWood !
tapimoket
tapimoket
Merci Mumut.. à bientôt peut être
Chabousse
Chabousse
Félicitations !
tapimoket
tapimoket
Merci Chabousse ;)
Edrick
Edrick
Agréable lecture, immense passion intérieure, merci M. Moket !
Je serais ravi de découvrir Blackwood.
tapimoket
tapimoket
Merci Monsieur Drick... ce sera avec plaisir
Djinn42
Djinn42
Très intéressant. A suivre.
Max Riock
Max Riock
Le saviez-vous : J'ai joué à Blakwood à Cannes cette année et j'ai beaucoup, beaucoup aimé !
Merci Mr Tapimoket pour ta générosité et pour ce jeu !
tapimoket
tapimoket
Merci Max ... Tant mieux s'il vous a plu. Si vous passez à PEL, venez me voir à Runes Editions (14h-17h) et faites vous connaitre, ce sera grand plaisir de vous saluer.
Max Riock
Max Riock
On a jouer ensemble à Blackwood avec Emilie Thomas et Laure (si je me rappelle bien) de Laurana en itinérance
Max Riock sur Face de bouc ! ;-)
Bruno des Montagnes
Auteur de jeu, c'est une démarche, pas un concours au nombre de jeu sortis. Bref, tu ES auteur ! ;-)
tapimoket
tapimoket
Merci Maître :D
Pit0780
Pit0780
Celui là me fait de l'oeil depuis que je l'ai aperçu à Cannes en Février dernier !
Dexter269
Dexter269
Un chouette article pour un chouette jeu! J'ai eu l'occasion d'y jouer cette année à Ludinord et je compte y rejouer ce week-end à Paris est ludique car j'adore le thème et j'ai aussi bien aimé la mécanique.
Abedijah Jones
C est vrai que les illustrations sont à tomber...on est de suite intrigué par ce jeu. Impatient de l essayer