Critique de Caylus
arthelius


Il revient après de nombreuses années d’absence, et surtout après avoir acquis une réputation en or. Oui, mais voilà, dès lors, plusieurs questions se posent : est-il toujours aussi bon ? A-t-il changé ? Et la question la plus importante : nous plaira-t-il ? Les réponses à toutes ces interrogations dans la suite de cette critique.

 

 
Bâtissons ! 


Un petit mot de mise en situation, Caylus 1303 est la réédition du jeu sorti il y a 14 ans chez Ystari, qui bénéficie ici de quelques modifications. 


On mélange les 9 bâtiments de départ ceux en bois puis ceux en pierre que l’on place au hasard. Les 7 monuments sont placés à côté du plateau et chacun prend ses ressources de départ. À son tour, le joueur pose un ouvrier sur un bâtiment qui ne contient pas déjà un ouvrier. Il est interdit de le poser sur un monument, une résidence sur les 3 bâtiments du chantier, ou sur une case de la route où aucun bâtiment n’a encore été construit. Si le bâtiment appartient à un autre joueur, celui-ci gagne un point de prestige. Ensuite, il effectue une action ou récupère une ressource. On peut également passer son tour. 
Les joueurs ayant placé un ouvrier au chantier décident du nombre de lots qu’ils délivreront en sachant qu’un lot est composé de 3 ressources différentes dont 1 nourriture, pour chaque lot le joueur remporte 5 points. Le joueur ayant offert le plus de lots obtient une faveur, soit prendre 1 personnage à un autre joueur, soit bénéficier de l’effet de 3 bâtiments placés au chantier. On procède ensuite à l’intendance, en retournant les résidences sur leurs faces vertes, et où les résidences peuvent être remplacées par des monuments, selon les envies du propriétaire, lui permettant ainsi en payant le coût de remporter des points. La partie prend fin à la fin du 9ème tour, chacun révèle ses points de prestige et ajoute 2 points par Or. Le joueur avec le plus de points l’emporte. C’est assez léger dans l’ensemble, du moins, la règle se lit très bien et une aide de jeu est proposée en fin de livret.

 

Tric Trac


Nouvel habillage


Dans cette grande boite, nous est proposé un matériel assez large : meeples de toutes sortes, des jetons, des tuiles et un grand plateau. Le tout a bénéficié d’une refonte graphique qui modernise grandement le visuel assez désuet de la première version, dans un style classique qui est parfaitement lisible. On a même la parité homme/femme sur la boite. Quant au thermo il est nickel pour ranger l’ensemble des pièces. Rien à redire sur ce point. 

 

Tric Trac


Les ouvriers avant tout


Caylus fut l’un des premiers jeux à nous proposer de la pose d’ouvrier, et il le fait encore très bien ! Soyez rassuré sur ce point, et sur les autres aussi d’ailleurs, car l’ensemble tourne au poil. Chaque action se doit d’être pesée afin de s’imbriquer parfaitement dans une stratégie à long terme si vous désirez remporter la victoire. De plus, l’interaction est bien présente. Le jeu est accessible à partir de 12 ans, et assez simple à prendre en main au niveau des règles, certes il y a du choix, mais tout est logique et on parvient aisément à comprendre les conséquences, cependant je ne le recommanderais pas forcément à des débutants. En terme de temps de jeu comptez entre 60 et 90 minutes, selon le nombre de joueurs qui va de 2 à 5. D’ailleurs à mes yeux le jeu est plus intéressant à 3 et 4 joueurs, les deux extrémités étant moins intéressantes, à 5 c’est long.


Quant au thème, il n’est pas forcément important dans Caylus, et cette nouvelle version n’y fait pas exception. Il est juste là pour justifier nos actions, mais pas pour cimenter le jeu avec les mécaniques, comme la plupart des jeux à l’allemande en fait. La durée de vie, quant à elle, sera très bonne, car on reviendra facilement dessus pour s’améliorer et pour faire une partie pour le plaisir.

 

Tric Trac


Maintenant faisons un petit tour des changements effectués avec cette version, car il n’est pas identique en tous points à la version de 2005. Le plus changement du jeu provient du retrait de l’argent, avant pour poser des ouvriers, il fallait aussi payer, désormais ce n’est plus le cas et la gestion de son jeu est donc plus simple. Et dès qu’un joueur passe, il faut juste payer un ouvrier supplémentaire, et le coût n’évolue pas. Le chemin aussi a changé, désormais, on gravit l’ensemble. Avant le jeu ne se terminait pas au 9ème tour mais lorsque le prévôt arrivait en bout de piste laissant encore la possibilité de poser quelques bâtiments. Du coup, les parties sont plus courtes et plus dans l’air du temps. Exit aussi les châteaux et les faveurs qui ont été remaniées pour n’offrir que 2 choix. Dans la version 1303, les personnages apparaissent, chacun disposant d’avantages. Les bâtiments ne sont plus dessinés sur le plateau, mais sont disponibles sous forme de tuiles. Enfin plus de pistes de score, mais des jetons pour notifier ses points, jetons que l’on garde cachés jusqu’à la fin. 

 

Tric Trac


Le seigneur de ces terres


Caylus 1303 n’a pas perdu de sa superbe avec les années, il est toujours aussi fin, prenant et l’expérience de jeu est toujours aussi riche. Les diverses modifications apportées ne font que moderniser le jeu, le rendant plus fluide, plus rapide, mais pas inintéressant bien au contraire ! Vivement 2033 alors pour voir les nouvelles tendances de jeu ! Si vous étiez passé à côté à l’époque, et qu’il était difficile jusqu’alors de se le procurer, ne laissez pas passer votre chance, et foncez vous procurer cette nouvelle version 1303, pareil d’ailleurs si vous la possédez déjà !

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Les jeux dont on parle dans cet article

Caylus 1303
Caylus 1303
Par William Attia
Illustré par Andrew Bosley
2-5 12+ ~
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Kommentare (1)

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Le Zeptien
Le Zeptien
"Le plus changement du jeu" ? Heu... Il manque un mot non ? :-)
Merci pour cette présentation, je vais avoir ma boite sous le sapin... boite que je placerai ensuite à côté de la toute première édition (celle avec l'architecte qui déplie un plan) dont j'avais fait l'acquisition dés sa sortie. Un bien beau souvenir...