• Jeonid Ran
    Jeonid Ran
    Damned ! 1/3, 1/3, 1/3, moi qui ai rédigé quelques manuels scolaires, j'aurais rêvé d'une telle répartition !!!! En tout cas, bravo à SUPERLUDE, excellente initiative, tant pour les joueurs que pour... ben tout le monde du coup !!
    moijeux
    moijeux
    Je ne cherche pas particulièrement à être polémique mais il me semble que dans le cas d'un PnP le travail d'édition est moindre que dans le circuit classique, non?
    woobs
    woobs
    ... Sauf qu'écrire une règle, c'est tout un art ! Et c'est mieux quand ce n'est pas l'auteur qui s'y colle... (relire Fred Henry par exemple ...).
    ludodelaludo
    ludodelaludo
    Le développement d'un jeu qu'il soit en boite ou non est un travail de développement quand même : iconographie, équilibrage, tests, cible, difficulté etc etc....
    De plus le "sourcing", la recherche de l'illustrateur sont aussi des taches de l'éditeur.
    moijeux
    moijeux
    Oui, du coup la recherche d'un fabriquant, les dépenses de frais de fabrication et de distribution sont exclues ici. En plus, pour 2 des jeux proposés, le travail d'édition a déjà été fait (et rentabilisé je suppose). Je trouve que l'auteur mériterait plus :)
    Superlude
    Superlude
    En effet, la seule différence avec un jeu physique c'est que l'éditeur n'a pas à financer et gérer la fabrication et le transport. Les deux jeux déjà édités respectent le contrat initial et ne sont pas soumis au même partage de revenue que les création de la collection Pnp. Quand à payer plus l'auteur, il faudrait pour cela payer moins l'illustrateur (qui du coup ne serait pas partant pour ce type de projet) ou en effet diminuer la part de l'éditeur. Sur les créations de cette collection, l'éditeur touche 3 à 4 fois moins qu'avec exactement le même jeu dans sa version physique alors que l'auteur touche 2 fois plus. Cette diminution est compensée par l'absence de financement/gestion de la fabrication et du transport. Si l'éditeur devait gagner encore moins il n'aurait plus d'intérêt à éditer ces jeux en pnp. Comme le dit ludodelaludo, l'éditeur passe autant de temps sur un jeu en pnp que sur un jeu physique. Le risque financier est moindre mais le travail est le même. Je pense que d'une manière général le grand public ignore complètement les charges qui pèsent sur un éditeur lorsqu'il édite un jeu (sourcing, déplacements, salons, coût des illustrations, coûts de fabrication, de transport, et je ne parle pas d'un hypothétique salaire et des % du pvp du jeu destinés au distributeur et aux revendeurs). En gros pour qu'un éditeur commence à faire des bénéfices sur un jeu à 20€ en boutique il doit en vendre au moins 3000 exemplaires, et ce n'est pas toujours possible dans un contexte très concurrentiel avec de plus en plus de très bon jeux et d'éditeurs avec des gros moyens de communication. Si il vend moins de 3000 exemplaires, il perd de l'argent. Le public ignore aussi j'imagine que pour faire exister une société, une petite structure comme la mienne, il y a 1300 euros de charges fixes mensuelles, comme ça, juste pour être une société. Superlude existe depuis 6 ans, à édité 10 jeux physiques et bientôt 10 jeux en pnp, à été récompensé d'un as d'or. Je suis seul à tenir cette société debout et depuis 6 ans je ne me suis pas versé 1€ de salaire. Rien. Nada. Si j'ai réussi à rembourser l'emprunt bancaire au bout de 5 ans, je n'ai toujours pas récupérée la somme personnelle investie dans la société c'est à dire environ 28 000 euros. Avec ce système de rémunération partagée à égalité au tiers j'essaie un autre système où tous les créatifs (auteur, illustrateur, éditeur) gagnent plus. Mais je ne vais pas non plus le faire pour gagner toujours moins. Je fais ce métier depuis 6 ans , mu uniquement par la passion, et si j'espère un jour en tirer quelques rémunérations ce n'est pas le cas aujourd'hui. J'ai depuis 6 ans toujours payé mes auteurs, souvent avec du retard, car je n'avais pas la trésorerie pour le faire à temps. Et j'en suis profondément désolé. Moi, je ne me suis jamais payé.
    woobs
    woobs
    ... Sauf qu'écrire une règle, c'est tout un art ! Et c'est mieux quand ce n'est pas l'auteur qui s'y colle... (relire Fred Henry par exemple ...).
    ludodelaludo
    ludodelaludo
    Le développement d'un jeu qu'il soit en boite ou non est un travail de développement quand même : iconographie, équilibrage, tests, cible, difficulté etc etc....
    De plus le "sourcing", la recherche de l'illustrateur sont aussi des taches de l'éditeur.
    moijeux
    moijeux
    Oui, du coup la recherche d'un fabriquant, les dépenses de frais de fabrication et de distribution sont exclues ici. En plus, pour 2 des jeux proposés, le travail d'édition a déjà été fait (et rentabilisé je suppose). Je trouve que l'auteur mériterait plus :)
    Superlude
    Superlude
    En effet, la seule différence avec un jeu physique c'est que l'éditeur n'a pas à financer et gérer la fabrication et le transport. Les deux jeux déjà édités respectent le contrat initial et ne sont pas soumis au même partage de revenue que les création de la collection Pnp. Quand à payer plus l'auteur, il faudrait pour cela payer moins l'illustrateur (qui du coup ne serait pas partant pour ce type de projet) ou en effet diminuer la part de l'éditeur. Sur les créations de cette collection, l'éditeur touche 3 à 4 fois moins qu'avec exactement le même jeu dans sa version physique alors que l'auteur touche 2 fois plus. Cette diminution est compensée par l'absence de financement/gestion de la fabrication et du transport. Si l'éditeur devait gagner encore moins il n'aurait plus d'intérêt à éditer ces jeux en pnp. Comme le dit ludodelaludo, l'éditeur passe autant de temps sur un jeu en pnp que sur un jeu physique. Le risque financier est moindre mais le travail est le même. Je pense que d'une manière général le grand public ignore complètement les charges qui pèsent sur un éditeur lorsqu'il édite un jeu (sourcing, déplacements, salons, coût des illustrations, coûts de fabrication, de transport, et je ne parle pas d'un hypothétique salaire et des % du pvp du jeu destinés au distributeur et aux revendeurs). En gros pour qu'un éditeur commence à faire des bénéfices sur un jeu à 20€ en boutique il doit en vendre au moins 3000 exemplaires, et ce n'est pas toujours possible dans un contexte très concurrentiel avec de plus en plus de très bon jeux et d'éditeurs avec des gros moyens de communication. Si il vend moins de 3000 exemplaires, il perd de l'argent. Le public ignore aussi j'imagine que pour faire exister une société, une petite structure comme la mienne, il y a 1300 euros de charges fixes mensuelles, comme ça, juste pour être une société. Superlude existe depuis 6 ans, à édité 10 jeux physiques et bientôt 10 jeux en pnp, à été récompensé d'un as d'or. Je suis seul à tenir cette société debout et depuis 6 ans je ne me suis pas versé 1€ de salaire. Rien. Nada. Si j'ai réussi à rembourser l'emprunt bancaire au bout de 5 ans, je n'ai toujours pas récupérée la somme personnelle investie dans la société c'est à dire environ 28 000 euros. Avec ce système de rémunération partagée à égalité au tiers j'essaie un autre système où tous les créatifs (auteur, illustrateur, éditeur) gagnent plus. Mais je ne vais pas non plus le faire pour gagner toujours moins. Je fais ce métier depuis 6 ans , mu uniquement par la passion, et si j'espère un jour en tirer quelques rémunérations ce n'est pas le cas aujourd'hui. J'ai depuis 6 ans toujours payé mes auteurs, souvent avec du retard, car je n'avais pas la trésorerie pour le faire à temps. Et j'en suis profondément désolé. Moi, je ne me suis jamais payé.