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Du classicisme à l'émerveillement

À première vue, La Couronne d’Emara n’est «qu’» un pur jeu à l’allemande, assumant si bien son inscription dans cette grande famille qu’il emprunte ses pièces à des titres édités par Hans im Glück, Lookout Games et Hall Games. Pour le thème, une compétition quelconque pour une couronne dans un quelconque Moyen âge occidental, avec une insistance nobiliaire/masculiniste qui évoque une certaine négligence sur l’habillage, après tout prétexte à une course aux points. Pour les mécaniques, la seule originalité semble venir d’un double-plateau (la ville et la campagne) où nos émissaires se déplacent pour activer des lieux. Et qu’est-ce que l’on se tromperait en s’arrêtant à ces premières impressions !

À chaque point de règle on est en fait plus émerveillé de l’ingéniosité de Benjamin Schwer, qui passe par une quantité un peu effrayante de matériel pour un jeu en fait extrêmement fluide, très rejouable, rigoureux… et contenant même une part tout à fait correcte d’interaction, dans les marqueurs rotatifs de ressources, la limite de huttes et les conseillers uniques que l’on cherche à recruter. Les manières d’obtenir des points sont nombreuses, toutes très simples prises individuellement quand c’est la vue d’ensemble qui exigera un certain sens stratégique, une vision sur le moyen terme que vous peaufinerez d’une partie à l’autre, à travers des variantes et un mode solo étonnamment élégants et convaincants. Moi qui avais toutes les réticences du monde à me lancer, je tiens probablement là mon jeu à l’allemande préféré depuis Montana !

L'intégralité de la critique du jeu est lisible sur VonGuru : https://vonguru.fr/2019/10/06/la-couronne-demara-matagot-se-met-au-jeu-a-lallemande/

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