L'essence de Keltis: un vrai Lost Cities à plus de deux.

8,0
Laissé indifférent par la molasse version de base , j'ai ensuite choppé une belle migraine ophtalmique avec les "Nouveaux Défis". Puis j'ai commencé à aimer les Keltis à partir de Das Orakel, et cette version carte me semble une très belle synthèse de la série. Quand il réussit un jeu aussi simple et bon, on comprend mieux cette volonté/obsession de la simplification qui anime le doc depuis la fin des années 2000 -outre l'avantage commercial de ne proposer plus que des jeux ultra accessibles! Pour la première fois, c'est la longueur des séries qui va donner des points (bah oui ya plus de pions ni de plateau). Les pierres s'obtiennent en jouant des doubles, les cartes de fin (mal expliquées dans la règle) permettent d'ajouter facilement une carte supplémentaire à sa série mais c'est un pacte faustien puisqu'elle en signifient la (presque) fin -on peut juste ajouter ensuite une autre carte fin identique. On peut regretter l'explication floue que la règle en donne: certains croient qu'une série ainsi terminée permet d'en recommencer une autre de la même couleur, ou encore que poser une carte fin est la seule façon de scorer avec une série, ce qui n'aurait dans les deux cas aucun sens. Une fois passé ce petit accroc typique des règles Kosmos, on se retrouve devant une vrai bête du jeu de voyage, peut-être le premier véritable clone des Citées Perdues qui dépasse deux joueurs.

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