Docteur Mops

Settlers : Naissance d'un Empire, Posons la première pierre

Settlers : Naissance d'un Empire, Posons la première pierre

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Quand les colons ne sont plus des colons, ce sont des settlers. Qui dit « Colons » nous fera immédiatement penser aux fameux Colons de Catane devenus aujourd’hui simplement Catane. Qui dit « Settlers » orientera plus notre esprit vers le célèbre jeu vidéo de Volker Wertich édité pour la première fois en 1993 pour l’Amiga. Souvenirs ! Souvenirs !

Ces nouveaux Settlers sont pour leur part la nouvelle création de Ignacy Trzewiczek publié initialement l’année passée et qui vient de faire son apparition pour les francophones sous la houlette de Edge.

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Le jeu de colons serait la version allégée des jeux de civilisations. En réalité, les deux sujets sont souvent proches et représentent un des thèmes de prédilection du jeu de société. Malgré les nombreuses approches les joueurs en redemandent encore. Créer son monde/pays/région et le faire croitre et prospéré reste un de nos plaisirs indémodable.

Ici point de plateau représentant notre bout de monde à conquérir ou coloniser mais essentiellement des cartes.

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Si nous avons bien chacun un plateau de jeu, celui-ci est réduit à sa plus petite expression. Il va nous servir à ranger les cartes jouées par types et nous décrit les pouvoirs spécifiques de notre peuple. Nous pourrons prendre la tête des Barbares, de l’empire Japonais, des Romains et des Égyptiens. Là vous comprendrez vite que Settlers n’est pas un jeu historique du tout.

Une partie se déroule strictement en 5 rounds. À la fin de cet ultime round, le joueur qui aura cumulé le plus de points sur le plateau de score de Victoire remportera la partie.

Un round de jeu se décompose en 4 phases.

Phase d’Observation

Non ! Ici vous ne materez pas les autres joueurs avec un air bizarre ! Cette Observation est surtout une phase de pioche.

Chaque joueur possède son propre paquet de cartes. Elles sont réservées à son peuple avec des pouvoirs spécifiques qui feront que chacun aura ses avantages et ses faiblesses, tous différents.

Il existe également des cartes dites Communes qui seront utilisables par tous les joueurs.

Lors de cette phase nous piocherons une de nos cartes persos et deux communes. Les communes ne sont pas piochées complètement au hasard. On expose autant de cartes communes que de joueurs plus un. Le premier joueur en choisira une puis le suivant et ainsi de suite. Comme le dernier à jouer aura moins de choix, on refera un deuxième tour de choix mais dans le sens inverse.

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Phase de Production

Settlers utilise plusieurs denrées pour gérer son expansion. C’est lors de cette phase que nous toucherons les gains de ce que nous avons construit.

Chaque peuple reçoit une production de base. C’est indiqué sur notre mini plateau perso et c’est automatique. Une base en quelque sorte.

Il existe dans ce jeu de multiples sortes de marchandises que l’on peut produire. C’est en les gérant au mieux que nos colons deviendront puissants. On peut produire : pour piocher de nouvelles cartes, gagner immédiatement des points de Victoire, des ouvriers, des Razzias (militaires), des Défenses, de l’Or, de la Nourriture, du Bois, de la Pierre.

On peut également Faire des Affaires. C’est un autre moyen d’augmenter sa production. Pour cela nous allons jouer une carte de notre main pour « activer » une carte déjà posée. Il faudra payer 1 de Nourriture pour figurer le paiement de la main-d’œuvre. En faisant des Affaires, on peut récolter plusieurs type de ressources y compris piocher de nouvelles cartes. C’est un des moteurs du jeu. Pour faire plus simple, les Affaires seraient des routes commerciales vers l’étranger et qui rapporteront chaque tour suivant.

D’autres cartes représentent des lieux de production qui nous offriront celle-ci à chaque tour. Cette phase nous permet de les récolter.

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Phase d’Action

Il est temps, après avoir rempli les stocks de croître et prospérer (et aller taquiner les copains aussi).

Chaque joueur va pouvoir effectuer une action à tour de rôle. Tant qu’on peut, on continue. Dès qu’un joueur passe son tour, on considère que celui-ci est terminé pour lui mais les autres peuvent continuer.

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Voici le détail de ce que nous pouvons faire :

Construire sa ville de cartes

La chose est simple. On choisit une carte dans sa main, on paye le prix demandé sur celle-ci et nous la posons à côté des autres autour de notre mini plateau.

Un trouve des constructions communes que tous les joueurs peuvent bâtir mais aussi des constructions propres à notre faction. En général, il faudra du Bois et de la Pierre pour pouvoir construire.

Certaines constructions permettront de produire des ressources, d’autres s’activeront sous certaines conditions mais gratuitement tandis que d’autres devront être alimentées pour produire (avec un ouvrier par exemple).

Faire des Affaires où les voix marchandes déguisées

Comme nous l’avons vu, les cartes sont multifonctionnelles. On peut utiliser une carte pour faire un Affaire plutôt que pour construire son bâtiment. Un moyen de produire rapidement mais attention à ne pas gâcher une future construction essentielle !

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Razzia sans schnouff et pas gratis

Sur les cartes apparaissent une indication de Razzia. C’est ce que nous recevrons comme récompense.

On peut se razzier soi-même. C’est étrange mais parfois utile. On Défausse une carte commune de sa main et on dépense un pion Razzia. On gagne alors la récompense de Razzia indiquée sur la carte défaussée.

Plus amusant est de razzier un adversaire. On choisit un de ses lieux construit, on dépense 2 pions Razzia (c’est plus cher) et on touche sa récompense tandis que le lieux adverse devient … un jolie fondation. Attention ! On ne peut cibler que des cartes communes ! C’est méchant mais pas complètement puisque la construction de certains bâtiments demande qu’on possède d’abord des fondations. Un malheur pour un bien ?

Activer un lieu spécial

Nous avons vu plus haut que certains lieux possédaient des pouvoirs spéciaux. Cette action permet d’en activer un. Cela peut coûter des ressources ce qui sera indiqué sur la carte.

Faire bosser les ouvriers

C’est un peu l’action couteau suisse du jeu. En dépensant 2 pions ouvriers, nous pouvons recevoir 1 Bois ou 1 Pierre ou 1 Nourriture. Pour le même prix, on peut également piocher une carte de sa faction. Il est autorisé de dépenser plusieurs paires d’ouvriers à la fois, cela considéré comme une seule action.

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J'ai toujours eu un petit faible pour les colons...

Pour les premières parties nous vous conseillons de découvrir le jeu en duo avec les Barbares contre les Romains. Ces deux factions sont les plus simples à jouer car les Japonais et les Égyptiens ont des capacités spéciales. Les joueurs plus expérimentés pourront très vite se frotter aux peuples avancés et aux différentes variantes que l’auteur propose dans le livret de règles.

Un des aspects notable du jeu est sa version en solo. Oui ce jeu se pratique parfaitement en solitaire avec des règles adaptées qui prendront en compte un adversaire fantôme qui pourrait bien nous battre si nous n’y prenons pas garde. Le jeu a d’ailleurs reçu le prix du meilleur jeu solo de nos collègues du site américain Board Game Geek.

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Des extensions sont prévues comme notamment le deck « Pourquoi tant de Haine ? » (et la faction Atlantes) qui présente le nouveau concept de « production ouverte ». Un mode semi-coopératif qui permet de produire pour soi et… d’autres. Rassurez-vous les attaques sont quand même conseillées.

Globalement Settlers est une nouvelle variation du jeu de colonisation 51e État du même auteur qui creuse encore plus ici son tempérament tout en édulcorant un habillage rôliste un peu artificiel.

Le jeu s’adresse à un public un peu expérimenté et qui apprécie un gestion qui peut parfois donner l’impression de jouer seul dans son coin. Les amateurs de jeux à l’allemande ne seront donc pas dépaysés. Ne vous laissez pas pour autant convaincre par cet aspect qui risquerait de vous faire passer à côté de stratégies un peu plus agressives surtout si vous jouez les Romains par exemple.

Bien que limité à 5 rounds, vous découvrirez que le jeu recèle de possibilités. Si le jeu est parfait en solo, sachez que c’est aussi un parfait jeu à deux.

Vous savez tout ou presque.

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Settlers : Naissance d'un Empire
Un jeu de Ignacy Trzewiczek
Illustré par Tomasz Jedruszek
Publié par Edge Entertainment
1 à 4 joueurs
A partir de 10 ans
Langue de la règle: Française
Durée: 60 minutes
Prix: 40,00 €
Disponible de suite


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Settlers : Naissance d'un Empire : Pourquoi tant de Haine ?
Une extension de Settlers : Naissance d'un Empire
Par Ignacy Trzewiczek
Illustré par Tomasz Jedruszek
Publié par Edge Entertainment, Portal Publishing
1 à 4 joueurs
A partir de 10 ans
Langue de la règle: Française
Durée: 60 minutes
Prix: Non renseigné
Disponible plus tard genre juillet mais plutôt fin août voire septembre


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Kommentare (2)

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ManuB.
ManuB.

tres bon jeu, faut juste prendre le temps de bien assimiler les spécificités des différents peuples, sans oublier que c'est un jeu qui va s'étoffer avec les extensions a venir (au niveau de la gestion du deck et de l'interactivité pour "pourquoi tant de haine", et un nouveau peuple pour la deuxieme)...

Ya-Vyemma
Ya-Vyemma

Déjà plusieurs parties à mon actif.... Juste énorme ce jeu :)