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edition 2012
Par Yoann Levet
Illustré par Arnaud Demaegd
Édité par Ystari Games
Distribué par Millennium

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Monsieur Guillaume

Starfighter : starfyghter en vrai

Starfighter : starfyghter en vrai

Jenny, que le grand public connaissait sous le célèbre nom de guerre de « Space KittenZ » crispait la mâchoire en pesant de toutes ses forces sur le manche de son chasseur. Les lasers de la flottille adverse venaient de supprimer deux membres de son escadrille, deux nouvelles recrues dont elle avait déjà oublié le nom. Se calant sur son siège de pilotage, elle sentit, en même temps que l’excitation dû au danger, des gouttes de sueur froide descendre le long de sa colonne vertébrale : Elle aimait voler dangereusement… elle savait que les agences publicitaires s’arrachaient la moindre parcelle de son vaisseau pour ça… elle visualisait avec certitude les exclamations apeurées de la foule qui suivait le combat devant leurs écrans… mais pour que ça continue, il fallait encore qu’elle reste en vie, et ça, seul le talent et la chance pouvaient le lui assurer… surtout la chance, en fait !

Bienvenue en ce 05 février 2115 dans notre nouveau show télévisé de la chaine P.C.O (Produire pour satisfaire la Consommation : une Opportunité). Nous sommes aujourd’hui sponsorisés par les éditions Ystari Games : Caylus, Myrmès et tant d’autres jeux qui résonnent avec plaisir aux oreilles de ceux qui aiment les mécanismes huilés comme un moteur de chasseur spatial ! Nous savons, chers écran-spectateur(e)s, que l’espace ne leur fait pas peur, car, après Asteroyds, Race for the Galaxy et Eclipse, voici l’attendu Starfighter, le jeu d’affrontement de Stéphane Boudin pour deux joueurs.

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Gentlemen, start your engine !

Après cette page de publicité, voici le moment de vous dévoiler les règles du combat intersidéral auquel vous allez assister. Deux commandants en chef vont nous donner du grand spectacle depuis deux des six croiseurs (trois plateaux recto-verso) : ils vont envoyer leurs escadrilles de starfighters, ces petits vaisseaux maniables et fragiles qui, au prix de manœuvres audacieuses, acrobatiques et mortelles souvent, pour notre plus grand plaisir, chers clients-spectateur(e)s, vont amener l’un des deux croiseurs à la reddition par la perte de ces précieux points de blindages.

Ces gigantesques croiseurs gèrent cinq colonnes d’aviation et quatre niveaux de proximités avec le croiseur adverse (numéroté de 0 à 3). Les escadrilles seront visibles sur vos écrans sous la forme de cartes séparées en deux parties, inférieure et supérieure : 100 cartes aux versos identiques avec une escadrille à deux starfighters de niveau 0, des bleus. Les rectos sont, eux, tous différents. Les Croiseurs se font faces… et c’est parti !

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Le commandant Ares, qui a la carte initiative, commence la phase en activant de nouveaux renforts. Autant de cartes sont donc piochées de la réserve commune que de colonnes vides devant son croiseur, soit ?… cinq cartes au premier tour, merci au E.cerveau référencé CD-YS-TC qui gagne une boite de Puerto Rico de Luxe !

Après que son adversaire en ait fait autant, nous passons au déploiement. En alternant et une fois encore en commençant par le possesseur de la carte initiative, les commandants vont envoyer, carte par carte, leurs escadrilles, partie supérieure toujours dirigée vers l’adversaire, recto ou verso au choix. Les couloirs se remplissent toujours de bas en haut, une nouvelle carte recouvrant ainsi la moitié supérieure de la précédente du couloir. Les escadrilles de newbie, ces fous de niveau 0 qui veulent épater le public, peuvent se placer à n’importe quel niveau… à leurs risques et périls ! Les vaisseaux plus expérimentés connaissent leur juste place, ne se plaçant donc qu’à leur juste niveau.

Lorsque l’un des stratèges décide de passer, il sort du tour, récupère la carte initiative et laisse l’opportunité à son adversaire de sortir toutes les escadrilles qu’il veut… et peut, bien sûr !

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Alors, ça fighte ?

Ça y est, nous y sommes, chers « temps de cerveaux disponibles » : voici le moment de l’affrontement, la phase de bataille.

L’initiateur peut, avant, lancer les moteurs de son croiseur pour le décaler d’un secteur à droite ou à gauche, pourvu qu’il reste au moins un secteur d’affrontement. Il décidera ensuite du sens de résolution, vers la droite ou vers la gauche.

De fait, les colonnes qui sont en vis-à-vis sont résolues une à une. Chacun prend autant de marqueurs Dégât que de chasseurs visibles chez l’adversaire. Il les place chez lui à raison d’un par starfighter, de haut en bas. Lorsqu’une escadrille est détruite, la carte est enlevée, libérant la moitié supérieure de la carte inférieure. Rassurez-vous, cette phrase à du sens, elle est juste à visualiser calmement. Tous dégâts restants dans une colonne vide sont bien sûr déduits directement du blindage du croiseur.

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Ce n’est pas tout : la partie terrible, à combo, qui fait l’énorme sel du jeu vient des différentes icônes présentes sur les moitiés de cartes au recto. Ces icônes, à chaque fois qu’elles deviennent visibles sont activées, soit :

  • lorsqu’on pose la carte,
  • lorsque la carte les recouvrant est éliminée ou déplacée,
  • lorsque la carte est elle-même déplacée, retournée ou pivotée,

Et là, les yeux des amateurs s’illuminent en imaginant les possibilités pléthoriques et les nœuds au cerveau que cela va engendrer pour maîtriser tout cela. D’autant qu’un système d’icônes ystaresques renseigne sur ce qu’il y a sur l’autre moitié de la carte. Voici un petit exemple de ce que ça peut donner : « Je pose ma carte avec une icône de pioche et de déplacement horizontal. Je décide de piocher puis de déplacer une carte d’une colonne à l’autre. Cette dernière révèle un dégât direct sur le Croiseur adverse et un effet de pivotement. Paf et je pivote donc une autre carte pour révéler un champ de force qui me protégera lors des combats suivant… » ça fait pas rêver, ça ?... bon, soit, ça ne fait pas rêver tout le monde, mais les amateurs salivent d’avance.

Le bouton rouge avec le gros symbole, c'est pourquoi ?

Si en plus, en mode Guerre Totale, vous pouvez construire votre propre deck de cartes que vous serez le seul à utiliser, vous comprendrez que les spectacles des explosions et cris, retransmis et mis en forme par nos ingénieurs du son, ne sont pas prêt de s’arrêter ! Aussi, nous vous laissons maintenant déguster l’affrontement, attentions vos oreilles, il va y avoir de la tôle tordue !

Starfighter devrait être disponible au mois d’avril ou mai 2015 mais si nous vous le présentons ici c’est que vous pourrez y jouer sur le stand d’Ystari pendant le Festival International des Jeux à Cannes, en plus de Witness et de Francis Drake. Le jeu avec différents modes, permet un apprivoisement en douceur car le Croiseur ne laisse pas dompter comme ça. De plus, dans ce jeu, l’expérience paye réellement, ce qui donne une vraie courbe d’apprentissage et un grand plaisir dans les affrontements à niveau équivalent. Gérer sa flottille de Chasseurs est vraiment agréable et déclencher des réactions d’effets en chaine l’est encore plus. Pilotes, à vos Starfighters, décollage imminent ! Over !

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Space KittenZ ferma les yeux pendant que les robots refaisaient une beauté à son chasseur. Une petite escadrille était apparue devant la star, entre elle et le croiseur Athena, lui laissant l’opportunité de souffler un peu et récupérer deux ailiers. Lorsque l’intensité du combat lui confirma qu’elle allait se retrouver à nouveau en première ligne, ses pupilles se contractèrent, l’ordinateur de visée lui confirma le verrouillage de sa cible. Elle allait offrir au public ce qu’il attendait : « du pain et des jeux… et du sang, certainement… mais pas le sien… pas encore ! »

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Starfighter
Un jeu de Stéphane Boudin
Illustré par Arnaud Demaegd, Neriac
Publié par Ystari Games
2 à 2 joueurs
A partir de 13 ans
Langue de la règle: Française
Durée: 30 minutes
Prix: Non renseigné



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Les jeux dont on parle dans cet article

Francis Drake
Francis Drake
Par Peter Hawes
Illustré par Franz Vohwinkel
2-5 12+ 120´

Kommentare (6)

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Thot
Thot

Bonjour,

Merci tout d'abord pour cet article et les commentaires qui ont suivi.

Quelques remarques :

Il s'agit bien de la version éditée du prototype Space Squadron qui a tourné pas mal sur les festivals et salons de 2010 à 2013, l'aboutissement d'un long processus.

Le 13 + est réaliste sans aucun souci. Le mode entraînement du jeu est très abordable. En tout état de cause, le jeu est jouable même sans trop se creuser la tête mais évidemment, il donne tout son sel pour les fans de combo (et adeptes de JCC et JCE). Il y a effectivement une courbe réelle d'apprentissage.

Le travail sur le design des cartes (sur lequel je reviendrai plus tard dans un journal de l'auteur) a été ardu. En effet, quasiment tous les éléments visuels portés sur les cartes ont un intérêt en terme de mécanismes ludiques, il était donc difficile de faire du purement "décoratif", comme dans certains jeux où une belle image accompagne des icônes ou du texte.

A noter que contrairement à ce que l'article indique, le déploiement se fait toujours de bas en haut dans un secteur (une colonne) et non comme c'est indiqué de haut en bas.

Monsieur Guillaume

@Thot

Merci Thot pour cette correction, j'ai amalgamé la résolution du combat et le déploiement. Je corrige de ce pas ! Et vivement que je puisse te montrer que j'ai appris à mieux mener des combats galactiques... j'espère que tu ne m'auras plus deux fois de suite... :D

zerico
zerico

Euh me trompe je ? ou bien ça ressemble à une version éditée de Space Squadron de Thot ?

Djinn42
Djinn42

Un des jeux qui me font aller au FIJ de Cannes. Grand fan de RFTG et amateur d'Arctic Scavengers de chez Ystari, je ne manquerais celui-ci pour rien au monde.

L'illustration de la boîte est vraiment belle, une fois de plus. Dommage que les cartes ne comportent pas d'illustrations du même niveau. Thème et lisibilité oblige mais c'est un regret. Un jeu entier illustré par Arnaud Demaegd, de la boîte aux cartes ?

Grunt
Grunt

Oui. En fait le jeu n'est pas si complexe (la règle s'explique vite) mais a son lot de subtilités tactiques, la carte (objet) devenant un véritable pion sur le plateau croiseur et l'impression d'affrontement grandissant. La version Entraînement (40 cartes sur les 100) est abordable pour les 13+ sans être simpliste.

Lapinesco
Lapinesco

Un jeu que je découvre en vous lisant, à creuser donc.

Ca pourrait achtement plaire au fiston, le 13+ est réaliste ?